Mes voeux pour 2018

Soyez realistes, demandez l'impossible.... voici donc mes "Voeux" pour 2018. ou plutôt, mes "Voudrais". Totalement utopiques et irrealisables, certes. Mais les liste-espoirs auxquelles ont cru les électeurs, en mai 2017, à l'occasion de l'élection au poste de père noel l'étaient-elles moins ?

- Les présentateurs, journalistes et autres "experts" intervenant sur les télés et les radios libérales  (c.a.d toutes), écoeurés du trop propagande qu'ils servent à l'envi depuis des années, décident de se suspendre eux - mêmes des plateaux, le temps de laisser aux présentants d'autres systèmes, de rattraper leur retard de temps d'antenne.

- les passants refusent de se saisir des journaux gratuits de désinformation et de les lire (on en trouve désormais à Bangkok !  ). 

- Les hommes ont compris que les femmes sont des Humains comme eux et qu'ils n'ont aucun droit sur elles.

- La conquête du pouvoir est devenue une ambition dépassée. On lui préfere dorénavant les valeurs de partage et d'égalité. 

- Conscients de leur responsabilité dans les exodes économiques, climatiques ou politiques, ainsi que dans la precarisation générale, la violence sociale et les mauvais traitements qui en découlent, de très nombreux responsables politiques et patronaux accueillent de ces "sans domicile" dans leurs propriétés. En conséquence, la direction du PS conserve son siège de Solferino à cet usage, Macron ressort de la cave où Sarkozy les avait cachées, les tentes plantées pour Kadhafi. La Société sans responsabilité "Le Pen et filles" ouvre les portes de Montretout en y accueille les hébergés en reprenant le cantique "laissez venir à moi les pauvres".  BHL emmène les plus malchanceux sur le tournage de son prochain film. 

- les chefs religieux, acceptant enfin de reconnaitre que leurs croyances ne sont guère qu'un instrument au service de la haine et de la violence, recommandent dorénavant à leurs fidèles de ne plus "croire", d'oublier les dogmes et de s'en remettre à la raison.

- les chalands, les promeneurs, les visiteurs des centres commerciaux, des musées et autres établissements recevant du public décident spontanément et sans concertation de refuser d'ouvrir leurs sacs et de ses faire fouiller. Quand l'entrée leur est interdite, on les voit désormais tourner les talons. 

- Conscients qu'en achetant des actions ils participent à la dégradation de leurs conditions de vie et au dumping social, les petits porteurs les revendent sans tarder.

 - La goinfrerie n'est plus à la mode, elle est même ringardisée. Hulot donne l'exemple, ne conservant qu'une seule automobile et un seul bien immobilier. Il se débarrasse du superflu sans contrepartie financière. Il confie d'ailleurs se sentir mieux, d'avoir enfin mis ses discours en accord avec ses actes. 

Dans la foulée, certains gros salaires et retraités aux coûteux chapeaux s'alignent sur le SMIC.

- Bien que le salariat ne soit rien d'autre qu'une forme moderne d'esclavage, les centrales syndicales décident pourtant de conduire ensemble une grève générale unitaire  illimitée et reconductible pour en limiter la casse et faire abolir les lois Macron sur le travail.

- Les fabricants d'écran alertés par les ravages d'une consultation sans retenue, dès le plus jeune âge, des outils connectés demandent à l'assurance maladie de leur transmettre les factures d'ophtalmologie et d'optique. Dans la foulée,  les fabricants de casques et d'enceinte portatives font la même demande, mais là,  pour .ce qui touche à l'audition. 

Rendez-vous le 2 janvier pour juger de l'importance de la gueule de bois à laquelle s'attendre.

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