Hulot, c'est l'histoire d'un mec qui croyait aux contes de fée

Docteur Hulot & Mister Nic' (ta mère l'écologie), animateur radio, télé, écolo patenté, ministre. Les petits pas ne semblant pas suffire, il troque ses pantoufles de vair contre des bottes de sept lieues. Un coup de baguette de Lobby la sorcière, un sort jeté par Areva la marâtre, le Bézieux de la mort du Medef, tout va de Travers pour notre prince plus très charmant changé en crapaud-Calimero.

Il était une fois Nico, petit Poucet Ecolo, qui croyait que ses petits pas suffiraient à terrasser les dragons qui détruisent la planète. Dans son jeune âge, il commence par suivre la houppelande et la barbe du Père Villers. Commencent d'extraordinaires et périlleuses aventures dans la forêt d'Inter où il marche et rêve. C'est sa période Micro au cours de laquelle il acquiert une popularité naissante grâce à sa frange d'auditeurs fidèles. Sur les conseils d’Onc' Picsou, le consultant bien connu de BFM, il cherche à la capitaliser. Pour celà, il interroge continûment ses proches : « Où çà y a (du fric à se faire) ?" Cette ritournelle devient rapidement lassante et pour s'éviter de glisser sur une pente trop savonneuse, il part voir là-bas.org, si la fortune n'y serait pas. Là bas, ce sera au bout du monde, en Terre de feu. Hulot en businessman modèle lance une fondation et fait connaissance avec le fisc de Florent Pagny, un maitre chanteur has been exilé du Paradis. Il mène grand train, ce qui lui donne l'idée de promouvoir les transports non carbonés de préférence aux voitures et surtout aux avions. Cette évolution d'un qu'est lisse, laisse ses amis sans réaction. Sa conscience verdit mais peu après, l’Hulot des champs rencontre Bouygues, dit Francis le Pieu, un copain de Nicolas Flamel, qui lui tint à peu près ce langage : "Rallie-toi à mon blason*,  j'ai trouvé comment changer le béton en or et mes maisons de maçon sont bien meilleures que les huttes de bois ou de paille des ecolos". Sa fructueuse période maçon commence jusqu'à ce qu'une petite fille jouant avec des allumettes provoque l'incendie de la planète, empuantissant un air qui se réchauffe tellement qu'il en devient irrespirable. Nicolas cogne alors à l’huis de Jacques C., la mère-grand trans-genre. Celle-ci lui lance une objurgation impérative : "Au feu, la planète brûle, ce n'est pas le moment de détourner le regard !" Manque de pot, un peu sourde et perdant la mémoire, l'esprit confus de la mère-grand retint qu'un mulot lui causait d'internet et d'un problème de souris. Elle lui remit un pot de margarine sans doute pour faciliter l'avalage de couleuvres auquel il serait confronté dans son nouveau métier. En effet, Hulot entendant des voix lui enjoignant de bouter la pollution hors du periph' et de reboucher la couche d'ozone, s'en alla prêter allégeance au noveau seigneur des lieux. Chevauchant un de ses neuf véhicules, il court se faire adouber. Sa, courte, période Macron commence. Les chausse-trappes s'accumulent, trop de mauvaises fées se pressant dans son cerveau. L'ogre Kapital dévore les pesticides, Barbe bleue séquestre la bio diversité, Gilles de Rais fait donner ses chasseurs, la pas très blanche Collombe repousse les ferrys, la fée électricité qui devrait se faire réparer, sans oublier Soeur Brigitte qui chope les abeilles à force de ne rien voir venir et plus important, Dard-le-nain et mémé Def comprennent tout de Travers. La fin de l'histoire, les petits Cauchons libéraux le mènent au bûcher pour le manger tout crû. Bien que le roi ne soit nullement intervenu en sa faveu, ce naïf de Nicolas maintient sa confiance au roi et à son intendant. Dépité, bien que n'étant pas élu, il remisa ses bottes de sept lieues, chaussa des pantoufles de vair, enfila une tenue de Calimero et jura mais un peu tard, qu'on ne l'y reprendrait plus. En résumé, ce rayonné du type M, micro-maçon-Macron, jette l'éponge. Dur dur d'être un hérault écolo qui ambitionne de sauver le monde quand on persiste à croire aux contes et légendes qu'on raconte à ces grands enfants d'électeurs pour les endormir. De bien belles sornettes dont on connaît déjà la fin, tragique : la belle au bois dormant ne se réveille pas, mourant dans les terribles convulsions de l'empoisonnement atmosphèrique et la noyade par inondation.
* N.D.T. les armes de Bouygues se blasonnent d'un casque sur tête, d'une truelle en main et de gueules en caméra, sur fond d'argent.
  

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