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Outre l'écran

  • Tête de Hollande ou tête de Bachar

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    s’accrochant comme bernique à son palais/ le temps de faire d’une République un cloaque/ il faudra bien atteindre un réel irréel/ que soit possible ce qui advient/ supportable l’inacceptable/ la folie noire comme solution/ y a qu’à regarder l’inéluctable/ perdant la tête d’avoir perdu son corps…
  • Sur le mode mineur, douce et impérieuse, la voix trop rare du poète Julien Bosc

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    Né à Paris ou presque, il a trouvé tôt un second territoire mieux collé à la terre, c’est en effet dans la Creuse qu’il va poser ses mots sur le blanc des pages. Et aussi bien et silencieusement se composer une existence supportant le sourd vacarme de l’écriture. Le visage serait pour la ville, l’œil serait pour la campagne…
  • À Rennes, un jeune homme désemparé abattu de cinq balles par la police

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    Dans la nuit du 2 au 3 décembre dernier, un Sénégalais de 27 ans a reçu cinq balles dans le corps. C’est un policier qui a tiré. L’incompétence manifeste des agents de l’ordre couverte plus que jamais par l’état d’urgence, voilà qui explique probablement le drame. La version des journaux « respectables », reprise de la version du procureur, ne laisse pas d’intriguer, sinon de révolter.
  • COP21, Guerre, état d’Urgence : une même imposture

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    Qu’il soit question d’un état d’urgence ou d’un état de fait, d’un gouvernement martial ou d’un état-major, les donneurs d’ordre s’appliquent toujours à dicter les conditions d’une vie qui n’en est plus une…
  • Les « Sabotages » de Gilles Brenta à Gaillac

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    Loin-de-l’œil, ce n’est pas seulement un cépage de la région, c’est un très bel espace d’exposition ouvert à Gaillac (Tarn) il y a une petite quinzaine d’années par Laurette et Roger Roques, libraire d’anciens sous l’enseigne de Champavert à Toulouse.
  • La guerre des Algériens et des Français, à propos d’un roman presque noir de Frédéric Paulin : "La grande peur du petit blanc"

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    « Moi, je te le dis, Victor, si tu fais la guerre, ne t’attends pas à faire une guerre propre. Ça n’existe pas, les guerres propres. »Les tentatives commencent à faire nombre, d’évoquer et même de dire ce que furent les « événements » d’Algérie. Cette guerre sans nom parce que civile, et honteuse encore plus que d’autres. Mais il se pourrait qu’un des meilleurs romans parus en France sur le sujet soit celui de Frédéric Paulin : La grande peur du petit blanc.
  • Sur deux livres de Cécile Oumhani, du printemps arabe à l’Inde du sud

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    Il pleut depuis la révolution. Un beau présage, dis-tu.»*Un lit de mots calmes entre des rives révoltées.Minimalisme de l’écriture qui invite à partager la digne gravité du moment dont il est question. Le regard se pose, ne s’agite pas, ce qu’il voit est bien assez agité, chaotique. Il faudrait la jeunesse pour espérer. Justement, elle est là.
  • Entre l’enfer du marathon et le paradis de la danse, dans l’Europe des années 1930 à 1950

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  • Pour un arraisonnement poétique avec Alain Roussel

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    Hautement jubilatoire, l’écriture d’Alain Roussel remue la chair de l’esprit dans la marmite en fusion d’une connaissance toujours au bord de la folie, qui nous amène au bord du monde et tout aussi bien en son plein centre, et fait opportunément trembler nos certitudes – la pesanteur est si pesante !
  • Dans la roue ravie du grimpeur-pirate, Marco Pantani

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    « Son orgueil, sa volonté, sa dureté au mal le propulsent encore un peu plus haut dans l’imaginaire collectif. Sa personnalité attire la sympathie. Les malchanceux capables de se transcender en trouvant en eux assez de ressources intérieures pour déjouer les coups du sort, parvenant même à les retourner en leur faveur, sont des oiseaux rares. Marco a démontré qu’il appartenait à cette catégorie de compétiteurs. C’est un battant, un bagarreur, un coriace, un type jamais résigné qui est en passe de devenir l’un des plus grands grimpeurs de l’histoire du vélo. » (Jacques Josse, Marco Pantani a débranché la prise)