MEDIAPART PRENDRA-T'IL POSITION SUR LE CETA???

Les députés français doivent examiner ce mardi 23 juillet, l’accord de libre-échange entre l’Union européenne (UE) et le Canada. Silence complet de la part de Médiapart!

Une seule voix s'élève dans le silence assourdissant qui caractérise les petits valets médiatiques d'aujourd'hui... Celle d'un type à mes yeux plutôt suspect mais qui, en cette circonstance, en cette urgence devrais-je dire, prouve une conscience politique évidente puisqu'il est, à la veille d'un vote criminaliste le seul à donner de la voix! Le vote concerne le CETA. Le porte-voix c'est Hulot!

Les LREM qui constituent une extrême-majorité de circonstance, sont-ils juste un tout petit peu conscients des conséquences du CETA sur l'état de la planète???

Je recopie ici (une fois n'est pas coutume!) l'article publié ce matin par l'Obs., avant de publier l'intervention de Mélenchon, donnée il y a une semaine, à propos du CETA....

Publié le 22 juillet 2019 à 09h06. 

"A la veille du vote à l’Assemblée nationale sur le projet de loi de ratification du Ceta, le traité de libre-échange unissant l’Union européenne au Canada, Nicolas Hulot publie une tribune sur le site de Franceinfo dans laquelle il exhorte les députés à voter contre et exiger la réouverture des négociations. L’ancien ministre de la Transition écologique lance : « Demain, comme le voudraient tant de Français, ayez le courage de dire non. Faisons enfin preuve de cohérence. »

Il regrette d’abord de n’avoir pas réussi, lorsqu’il était au gouvernement, à mener ses batailles (véto climatique, farines animales, les nouveaux OGM…) jusqu’au bout et n’avoir pas produit les résultats escomptés. Il charge également l’Union européenne et ses accords de libre-échange avec le Japon ou le Vietnam, et celui « catastrophique » du Mercosur. Il déplore les mandats de négociations délivrés aux Etats-Unis de Donald Trump, à l’Australie et à la Nouvelle-Zélande.

Hulot rappelle que le Ceta a déjà produit ses premiers effets concrets en matière de coopération réglementaire. « Pour permettre l’accès au marché intérieur européen à des produits canadiens, la Commission européenne a commencé à relever nos limites maximales de résidus (LMR) autorisées pour certaines substances et produits. En les multipliant par 10 par exemple pour la clothianidine, un pesticide néonicotinoïde interdit en Europe, utilisé au Canada sur les pommes de terre », souligne-t-il. De même, ajoute-il, la Commission européenne se prépare à relever les LMR pour le 2,4-D, « un herbicide entrant dans la composition de l’agent orange, considéré en France comme perturbateur endocrinien, et qui devrait en théorie être interdit en Europe suite à la définition adoptée en 2017. » Pour l’ex-ministre « l’Union européenne doit aujourd’hui faire évoluer sa doctrine de tolérance à l’importation pour aller vers une logique de tolérance zéro résidu pour les substances les plus dangereuses ». Il poursuit : « Quand nous interdisons des substances dangereuses en France et a fortiori en Europe pour protéger la santé de nos populations, nous portons plus largement atteinte aux intérêts de BASF, Bayer-Monsanto, Syngenta, Dow Chemicals, etc. qui, pour pouvoir vendre leurs pesticides, doivent garantir aux agriculteurs exportateurs brésiliens, américains ou canadiens que leurs produits pourront pénétrer le marché intérieur européen. »

Le Ceta doit être ratifié par les 38 assemblées nationales et régionales d’Europe, d’où son examen à l’Assemblée, puis au Sénat à une date qui reste à définir. Après des protestations et des oppositions, le vote des députés initialement prévu mercredi dernier a été repoussé in extremis à mardi (demain)."

Voici l'intervention de J.L. Mélenchon le 15 juillet.

5 MINUTES POUR COMPRENDRE LE CETA © JEAN-LUC MÉLENCHON

Devant les risques inhérents à l'acceptation de ce traité je ne comprends pas le silence complice de Médiapart!

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.