CORONAVIRUS: UN ENFANT MEURT TOUTES LES SIX SECONDES DE FAIM!

Au moment où l'Occident se soucie d'avoir des masques pour échapper au fléau, peu d'entre nous se posent la question fondamentale qui est de savoir dans ce monde complexe, à quelle échelle se doit-on d'appréhender les évènements. Aurélien Barrau nous offre quelques pistes de réflexion!

La complexité du monde implique que nous soyons en permanence vigilents sur nos actions. Et cela en dehors même de la marchandisation qui, elle, est au centre, sinon à l'origine de la crise que nous vivons!

Il convient maintenant d'être radical! Parce que la radicalité c'est l’acuité de la compréhension!

Et comme nous comprenons peu, il convient d'être modeste!

La radicalité c'est le refus des grilles de lecture simples qui alimentent les beaux discours des politiciens (plus ou moins véreux car compromis avec les banques, les lobbies et les ultra-riches).

Le système binaire actuel n'est absolument pas capable d'analyser la véridicité des situations objectives, des problèmes que rencontrent les plus fragiles d'entre-nous! Il s'agit donc véritablement d'un problème d'égalité!

Aujourd'hui ce qui compte c'est donner l'illusion de "faire" pour que les experts puissent remplir le tableau Excel à la bonne case!

La catastrophe générale a précédé celle du coronavirus... La planète est en danger. La biodiversité est radicalement entamée par la surconsommation, la surproduction aveugle qui détruit et les espèces et les réserves de ressources naturelles!

Il convient donc de travailler les hiérarchies! De voir ce qui ne fait jamais la UNE des médias...

Ceci au moment où, encore, UN ENFANT MEURT TOUTES LES SIX SECONDES DE FAIM! Où la biomasse du vivant sauvage représente moins de 15 % de la biomasse totale (les 85% correspondant aux populations humaines et à l'ensemble des animaux d’élevage et domestiques... Oui la totalité du monde sauvage animal, les lions, les éléphants, les insectes, les virus, etc... ne correspondent plus qu'à quinze pour cent de la masse du vivant... Et encore suis-je optimiste!)

Je demande pardon d'avance à Aurélien Barrau pour ces quelques lignes écrites en présentation de son intervention si claire et si utile sur le Covid 19... Je les sais maladroites et sûrement entachées d'ignorance... Mais elles sortent du cœur: c'est leur seule justification!

Covid-19, Chloroquine et crise globale © aurelien barrau

 

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