Allée des Justes à Strasbourg: commémoration de la rafle du Vel d'Hiv

DSC03082-1024x576.jpg

Zakhor! Souviens-toi!

Comme tous les ans, en juillet, le dimanche le plus proche des 16 et 17, une commémoration officielle se tient, Allée des Justes parmi les Nations, ex square de l’Ancienne Synagogue, brûlée par les nazis, à Strasbourg.

On y rappelle la mémoire de la rafle du Vel d’Hiv à Paris, où plus de 12 000 Juifs, hommes, femmes et enfants furent arrêtés, internés à Drancy, étape vers la déportation et pour la plupart l’extermination à Auschwitz.

Autorités civiles et militaires, élus, parmi lesquels on remarquait l’absence du sénateur-maire Roland Ries comme du président de l’Eurométropole, Robert Herrmann, représentés tous deux par Henri Dreyfus, responsables de la communauté juive et du Consistoire israélite, porte-drapeaux, et un public majoritairement juif comme si ça ne concernait pas tous les citoyens pourtant “Tous Charlie” au début de l’année.

Le fils d’un policier résistant évoqua son père, Juste parmi les Nations à Yad Vashem, (établi sur un village palestinien détruit), et un jeune ayant remporté un concours sur la déportation et la résistance lut un texte. L’aumonier militaire juif des armées récita une prière en hébreu, résumée en français, où surgissaient les douloureux noms des principaux camps de la mort nazis.

Comme d’habitude, hélas, on y entendit la récurrente confusion intéressée entre l’opposition à la politique de l’Etat-voyou, hors-la-loi international, israélien, et l’antisémitisme…Comme si le soutien inconditionnel à l’Etat sioniste, oppresseur du peuple palestinien, n’était pas une des causes de l’antisémitisme. Un responsable de l’UJFP, badgé, l’affirmait silencieusement par sa présence.

Avant le début de la cérémonie, surveillée par de nombreux policiers en civil et en uniforme, une dame qui venait de déposer deux bagages fut priée de s’éloigner avec eux pour subir un contrôle. Négatif.

Photos et vidéos, sur

http://la-feuille-de-chou.fr/archives/83658

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.