Nouvelle lettre ouverte de M. Rossi à M. Accary, fossoyeur de TPE

Après vous avoir informé des dégâts commis par vos administratifs ASE sur les ados, je vous informe maintenant de ceux commis sur les employés et mon entreprise.

Nouvelle lettre ouverte de Monsieur Rossi à Monsieur Accary, Président du département de Saône-et-Loire et fossoyeur de Très Petites Entreprises.

 Monsieur,

 Après vous avoir informé des dégâts commis par vos administratifs ASE sur les ados, je vous informe maintenant de ceux commis sur les employés et mon entreprise.

 Vous n'êtes, je l'espère, pas sans savoir que les LVA sont des structures privées, et quels que soient leurs statuts juridiques, ce sont en finalités des TPE à caractère social.

 En 2014, une inspection du département 71 fait ressortir l’excellente tenue du LVA.

 Pour ce qui est de l'ASE en revanche, le rapport demande à celle-ci de régulariser la question de l’effectif, régulièrement dépassé par elle et amené à 10 accueillis en quasi-permanence. La régularisation à un effectif de 10 places d'accueil, préconisée par l’inspecteur du département et pour lequel le LVA remplissait parfaitement les dispositions règlementaires, n'est jamais arrivée !

 En 2015, un jeune hospitalisé pour troubles mentaux, se plaint à sa référente des conditions d'accueil au LVA. Sans aucune vérification in situ, l'ASE saute sur l'occasion pour réduire notre capacité d'accueil à 7 places. Cette décision arbitraire avait clairement pour but de régulariser la situation en masquant en partie les années de dépassements de capacité auxquels l’ASE 71 avait participé.

Ayant bien naturellement contesté la manipulation grossière de l'ASE, nous voilà une fois de plus devant le TA, que la situation faisait déjà sourire.

 Toute cette affaire est encore pendante devant les tribunaux, avec à la clé une demande financière de compensation et de dommages et intérêts, et même si le Directeur de l'ASE de l'époque, Monsieur Stecker, annonçait à qui voulait bien l'entendre que : "l’administration ne reconnait jamais ses erreurs, j'ai la faiblesse de croire que l'on peut l'y contraindre ! 

 On peut se demander si vous n'êtes pas prêt à tout broyer : Adolescents, personnels, artisans, entrepreneurs, pour tenter d'enterrer le plus profondément possible les erreurs de votre service ASE et ne pas nous indemniser.

 Nous en arrivons à aujourd'hui : 2020, presque 5 ans déjà de médisances, de calomnies de la part de votre service ASE et de démarches juridiques ou administratives pour tenter de nous faire plier. Une nouvelle tentative de fermeture spectaculaire, pour nous asphyxier financièrement, parachever votre œuvre et porter l'estocade.

 Vous devez maintenant faire face à votre positionnement et en assumer les conséquences face au public et plus tard aux électeurs !

 Dans les faits très concrets :

  • Dans un premier temps, nous avons dû nous séparer de trois premiers employés, sur un total de sept ;
  • L'ASE, en toute illégalité, nous a ensuite contraint de nous séparer de notre superviseur ;
  • Nous avons dû renoncer à nos salaires mon épouse et moi-même ;
  • La décision de l'ASE de réduire le nombre de places, pour les raisons d’amour-propre et de tentatives de dissimulations exposées plus haut, a considérablement fait chuter notre chiffre d’affaires. Cela s’est traduit évidemment tout naturellement par un moindre appel de notre part aux artisans locaux. Ils vous en remercient ;
  • Deux petites entreprises dont le LVA était un excellent client, viennent de couler définitivement ;
  • L'épicerie du village où nous faisions un maximum d'achat avant 2015 est en faillite et ferme ses portes.
  • L'acharnement de votre service ASE, qui ne supporte pas qu'on lui résiste, conduit aujourd'hui à un nouveau licenciement. La jeune maman d'un bébé de trois mois, employée au LVA depuis 9 ans, est ravie de se retrouver au chômage.

 Quel bilan intéressant pour un Président de département largement rural qui souffre du chômage dans ses parties les plus périphériques : 10 personnes et leur famille au tapis et des artisans locaux qui perdent dramatiquement du chiffre d’affaires ! Vos décisions nous ont fait perdre plus d'un million d'euros, qui du coup n'ont pas été réinjectés dans l'économie locale.

 Pour tenter de garder et payer notre dernier employé de 16 ans d'ancienneté, et également continuer à nous défendre contre la bêtise, l'ignorance et les rumeurs malveillantes dont l'ASE 71 donne des preuves éclatantes et ceci avec votre bénédiction, nous avons vendu tout ce qui avait de la valeur : Appartements éducatifs (projet que nous avions mis des années à concrétiser), véhicules, machines agricoles, table de ping-pong, cafetière, frigo etc. Oui, cela vous a certainement échappé mais nous ne comptons pas nous agenouiller.

 Nous en arrivons donc logiquement maintenant à devoir vendre des chevaux. Les premiers, trop vieux pour être vendus, bien qu’ils aient passé leur vie à apporter du bonheur aux ados qui nous étaient confiés, vont partir à l'abattoir.

 Je peux vous dire, Monsieur, qu'ils n'iront pas à l'abattoir sans les ados pour les accompagner et les journalistes pour immortaliser le résultat de votre bienveillante inertie et votre refus à mettre un terme aux comportements mafieux de votre service ASE.

 Je tiens également à remercier tout spécialement MMmes Bonnet, Directrice de l’ASE, Juillard, Directrice Générale Adjointe aux Solidarités, et Deléglise, Bras Armé de l'ASE 71, qui après leur participation à la rafle des ados, contribuent à l'anéantissement des petites entreprises Saône-et-Loiriennes. Mme Deleglise, qui n'a pas manqué le jour de la fermeture, de nous souhaiter, avec un sourire narquois "une bonne continuation".

 Bien évidemment je peux comprendre que la gestion d’une entreprise et les responsabilités qui en découlent, échappent à des personnes payées par les contribuables et dont les actions catastrophiques n'ont aucun impact sur leur salaire en fin de mois et encore moins sur leur emploi.

 Vous êtes cordialement invité, Monsieur, à l'abattage des premiers chevaux. Vous aurez peut-être le courage cette fois de faire face aux journalistes, ce que vous refusez lorsque certains vous sollicitent pour que vous vous expliquiez sur les appels téléphoniques que passe votre service ASE aux autres départements, leur demandant de ne pas nous confier de jeunes, ceci en opposition totale avec la décision du Tribunal Administratif. Décidément, la toute-puissance dont se drape l'ASE 71 est un modèle du genre.

 Jean-Claude Rossi

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