LVA LES BRUYÈRES, 6 MOIS APRÈS LA RAFLE DES ADOS PAR L'ASE DE SAÔNE ET LOIRE

Quand la collusion sème la confusion, les accueillants et les accueillis du LVA paient les conséquences cash. Les vrais responsables eux, tentent d'éviter d'être éclaboussés par leur propre chienlit.

LVA LES BRUYÈRES, 6 MOIS APRÈS LA RAFLE DES ADOS PAR L'ASE DE SAÔNE ET LOIRE

 Par arrêté du 21 octobre 2019 le Président du Département de Saône-et-Loire, Monsieur André ACCARY ordonnait, via son service ASE (Aide Sociale à l'Enfance) la fermeture immédiate de notre LVA (Lieu de Vie et d'Accueil) Les Bruyères à Frontenaud.

 Cela se fit par une intervention violente menée par une horde de travailleurs sociaux appuyés par des gendarmes en nombre, pour récupérer 4 malheureux mineurs qui ne comprenaient rien à ce qui se passait ce jour-là. Cela fut décidé sans aucune concertation préalable avec les acteurs du LVA.

 Aucune possibilité n'a été fournie au LVA de présenter la moindre observation et les motifs invoqués par l'ASE le jour de la rafle n'étaient ni précis ni exacts.

 La suspension d’autorisation de fonctionner fut prise pour une durée maximum de 6 mois, afin de permettre au Parquet de Chalon-sur-Saône de vérifier les allégations des services de l'ASE 71, dont nous ignorions toujours la teneur.

 Nous n’avons appris qu’un mois plus tard lors de l'audience au Tribunal Administratif de Dijon, que l'ASE avais évoqué sans aucune retenue, des scènes de quasi-torture, décrites dans une lettre présentée comme anonyme, mais en fait émanant de mon ex-épouse Malika GUIZANI, lettre que l'ASE avait reçue 3 mois avant son intervention de grande urgence. Ce qui signifie que l’urgence ne se justifiait pas, et de fait, que l'ASE aurait dû laisser le temps à l’équipe du LVA de présenter ses observations.

 Le jour du rapt des ados, le Conseil Départemental a agi pourtant de concert avec le parquet de Chalon-sur-Saône comme s’il s’agissait d’un cas de flagrance.

 Pour autant, rien de concret ne l’établissait en dehors du contenu de la lettre "anonyme" et des dires d’une jeune en fugue récupérée par la gendarmerie sur la demande même du LVA. Cette jeune, depuis n'a de cesse que de clamer haut et fort, comme tous les autres jeunes d'ailleurs, qu'elle n'a jamais été maltraitée au LVA, bien au contraire. Ses fugues étaient liées à son besoin de stupéfiants, ce qui n'est bien évidemment pas rare dans une structure accueillant des jeunes en grande difficulté.

 Cette fugue assez banale, et surtout les soi-disant révélations extorquées d’une manière très curieuse par la Maréchale des Logis Cheffe, Madame Magali GOEPPEL de la Gendarmerie de Louhans-Beaurepaire, qui étrangement livra pour partie le contenu de la lettre anonyme à la jeune, furent le détonateur de l’intervention catastrophique de l’ASE.

 Aucune vérification ne fut faite en amont de l’intervention, pas plus que le jour même, de celle-ci. L'ASE refusa d'entendre les ados et jeunes majeurs, qui se sont exprimés depuis, très clairement, devant des journalistes et par le biais des réseaux sociaux.

 Ils témoignent de leur écœurement pour ce rapt mené au nom de "l’intérêt supérieur de l’enfant".

 Aucune considération non plus pour les familles des ados qui exercent pourtant l'autorité parentale. Elles n'ont pas été informées des lieux éparpillés dans lesquels ont été expédiés manu militari leurs gamins.

 Non seulement le traumatisme de ces derniers n’a pas même été examiné par l’ASE de Saône-et-Loire, mais celle-ci a tenté d’organiser le black-out sur cette intervention, en essayant d’interdire toute relation entre les référents des enfants et le LVA. Il n’est pas exagéré de dire que des pressions ont été exercées sur ces travailleurs sociaux pour qu’ils se taisent, puisqu’un courriel de la Directrice de l’ASE, Madame Alice BONNET, en fait foi !

 Il est clair, six mois après cette opération si peu glorieuse que l’ASE voudrait la mettre sous le tapis. Si les craintes de l’ASE 71 avaient été justifiées par un semblant de réalité, ce très long laps de temps aurait permis à Madame SAENZ-COBO, Vice-procureur au Parquet de Chalon-sur-Saône de les étayer par des éléments concrets.

 Qu'en est-il donc aujourd'hui, date anniversaire de la rafle et de l'expiration de l'arrêté de fermeture ?

 Le tribunal administratif a balayé la décision de l'arrêté et permis la réouverture de notre LVA un mois après sa fermeture.

 Cependant L’ASE de Saône-et-Loire continue, sans la moindre vergogne, de diffuser des calomnies à notre sujet aux autres départements. Cela a pour effet de les dissuader de nous confier des adolescents, alors même que parfois, ils ont utilisé nos services pendant des années sans la moindre anicroche, et à la grande satisfaction des éducateurs référents.

Quelques demandes nous ont tout de même été faites. Mais, si nous avons rencontré des jeunes en grande souffrance et impatients d'intégrer le LVA, au dernier moment, malgré la volonté des ados, celle de leurs parents et de l’éducateur ou assistant social qui avait accompagné l'adolescent lors de la visite d'admission, nous sommes restés sans nouvelles et la finalisation de l'accueil n'a pu être opérée.

 Plusieurs éducateurs nous ont dit "en off" que l'ordre venait de plus haut et qu'il y avait eu un contact entre leur département et le service ASE de Saône-et-Loire, qui déconseillait de nous confier des ados. C’est là, il convient de le souligner, une bonne technique pour nous empêcher de nous défendre et nous bâillonner définitivement.

 Cela a en effet pour résultat, de nous étrangler financièrement en nous faisant perdre notre excellente réputation.

 Et pourtant, L’ASE 71 a bien du mal à étayer les rumeurs qu’elle répand. Comment d’ailleurs le pourrait-elle, alors qu'aucun contrôle sur place n’a été effectué depuis 2014 ? Cette année-là, l’unique et dernier contrôle effectué était très élogieux !

 Il est pour le moins surprenant qu’en 6 mois, nous n'ayons jamais été entendus par la gendarmerie, pas plus d'ailleurs que les adolescents présents à cette époque, ni encore moins l'ancien directeur de l'ASE 71, Monsieur Bernard Bigenwald, qui a pourtant une excellente connaissance générale du LVA.

 Tous les permanents et intervenants du LVA sont libres, alors que l'intervention de l'ASE 71 tentait à faire croire au public qu'il y avait quasiment un flagrant délit de maltraitances graves, comme l'avait précisé à FR3 Bourgogne la Directrice Générale Adjointe aux Solidarités du département 71, Madame Josette JUILLARD.

 Aucun professionnel avec lequel nous travaillons n'a été sollicité pour transmettre l’opinion et le témoignage des jeunes. Les rares professionnels qui ont eu le courage de nous faire une attestation ont vu les foudres de l'ASE 71 s'abattre sur eux. Nous en voulons pour preuve le courriel de la Directrice de l'ASE 71, Madame Alice BONNET, cité plus haut, qui exprime sa volonté de les faire tous taire.

 Les quelques personnes entendues ont été d'anciens employés, notre instituteur, et des jeunes devenus maintenant adultes depuis belle lurette. Ils témoignent tous d'une enquête totalement orientée par celle-là même dont nous avions signalé la partialité à l'Inspection Générale de la Gendarmerie Nationale, ainsi qu'au Procureur de la République, à savoir la Maréchale des Logis Chef, Madame Magali GOEPPEL, qui reste toujours en charge de l'enquête.

 Elle tente désespérément à chaque audition d'obtenir des preuves de sévices ou abus infligés aux adolescents, décrites par l'ASE 71.

 Face au vide abyssal de preuves de maltraitance, elle n'hésite pas maintenant à orienter les auditions sur d'éventuels actes sexuels. Rien ne l'arrête pour justifier ses obsessions. Suite à l'audition de notre instituteur et au soutien indéfectible qu'il nous apporte, les nouveaux questionnements sur d'éventuelles déviances sexuelles l’englobent soudainement !

 De toute évidence, chaque personne convoquée témoignant en notre faveur devient un coupable potentiel et un complice de maltraitance. Quant aux personnes demandant à témoigner spontanément pour notre défense, comme Monsieur Bigenwald qui devait être entendu depuis le mois de novembre 2019, elles n'ont jamais été convoquées ! On nage en plein délire : Aucune leçon n’a été tirée de l'affaire d’Outreau !

 Et en finalité alors, après six longs mois ? Rien, nada, que tchi ! Ah si, tout de même, des gamins bousculés dans leur parcours de vie déjà bien assez douloureux, des professionnels dégoûtés, une entreprise quasiment ruinée, tout comme la réputation des permanents qui l'animent encore tant bien que mal, des employés licenciés et le discrédit sur toute une famille accueillante d'une population en grande détresse.

 De l'autre côté ? Des personnes qu’il serait risqué de qualifier de professionnels de la protection de l'enfance dignes de ce nom, et puis, un politique, une gendarme et une Vice-procureur qui tentent tout pour que, en dépit de leurs erreurs pourtant éclatantes, celles-ci n’aient pas de conséquences pour leur carrière.

 Quoi d'autre encore ? Une gabegie d'argent public. Il serait d'ailleurs assez drôle pour ne pas dire juste, que les contribuables de Saône-et-Loire demandent des comptes à Monsieur André ACCARY pour leurs impôts qu’il dilapide allègrement.

 Dépenser sans compter de l'argent public pour tenter de couvrir les exactions de son service devant le tribunal administratif de Dijon dont la décision l’a ridiculisé, à une époque où la plupart des gens peinent à boucler les fins de mois, n'est déjà pas brillant, mais avoir l'idée lumineuse de se pourvoir en cassation devant le Conseil d’État, démontre bien que l'argent ne sort pas de sa poche.

 Bien que cela soit déjà très couteux, ce n’est rien à côté de ce que coûtera aux contribuables départementaux le dédommagement des victimes des décisions de son service ASE.

 Monsieur André ACCARY va bien devoir assumer les décisions qu’il a couvertes de son autorité sans la moindre retenue, allant jusqu’au bout du ridicule.

 Si malheureusement, l’article L.312-1 du Code des Juridictions financières confère aux élus locaux une scandaleuse immunité, tel n’est pas le cas des fonctionnaires d’autorité des collectivités territoriales, et il serait plaisant que le Parquet de la Cour des Comptes puisse s’intéresser, un jour, à la question d’un éventuel renvoi, de ces budgétivores devant la Cour de Discipline Budgétaire et Financière.

 Le bilan de toute cette histoire est assez simple, somme toute. C'est l'histoire de quelques administratifs submergés par un égo malsain, peut-être nourrissant une certaine jalousie à l’encontre d’un Lieu de Vie et d'Accueil qui réussit là où eux-mêmes échouent, ou bien encore aigris par un sentiment de perte de pouvoir insupportable s'ils ont l'impression qu'un gueux remet en question leurs certitudes, ou un mixte de tout cela, sous le parement d’un "intérêt supérieur de l’enfant" qui n’est qu’un prétexte justifiant à leurs yeux leurs actions pourtant répréhensibles.

 Voilà le réel bilan de cette histoire : la mise en lumière de la médiocrité humaine dépourvue d'empathie et d’altruisme, et qui lamine au passage les droits fondamentaux des citoyens, mais aussi ceux des enfants en droit d'attendre des adultes des actions intelligentes.

 La protection de l'enfance dans tout cela me direz-vous ? Visiblement, mis à part de belles déclarations politiques et démagogiques servies par Monsieur André ACCARY à Monsieur Adrien TAQUET lors de la visite de ce dernier en Saône-et-Loire, elle ne pèse que très peu en réalité. Pas plus que ne pèse l'investissement de personnes qui consacrent l’essentiel de leur vie à s'occuper d'êtres, au sens propre et noble du terme. Êtres que ces professionnels de la protection de l'enfance 71 qualifient eux-mêmes "d'incasables".

 Tout est dit !

 Famille Rossi.

 

 Les brillants acteurs de cette pantalonnade :

 Malika GUIZANI : Mon ex- épouse visiblement contrariée par 18 années de soutien inconditionnel et vraisemblablement démesuré, rédactrice de la lettre "anonyme".

 Sandrine DELÉGLISE : Bras armé de l'ASE, personnage qui s'est illustré odieusement dans la fermeture du LVA, mais qui a quand même hésité à s’attaquer à ses collègues, pourtant accusés de connivence avec le LVA, dans la lettre anonyme.

 Alice BONNET : Directrice de l'ASE et rédactrice du courriel prouvant une tentative partiellement ratée de subornation de témoins.

 Josette JUILLARD : Directrice Générale Adjointe aux Solidarités, organisatrice de la fermeture en urgence, 3 mois après la réception de la lettre anonyme. Coupable également d'avoir laissé courir impavidement un faux établi par ses services. Ce faux en écriture publique a guidé le Parquet de Chalon-sur-Saône et la gendarmerie de Louhans-Beaurepaire vers des certitudes infamantes à mon encontre.

 Magali GOEPPEL : Gendarme en charge de l'enquête, qu'elle oriente aux fins de préserver sa carrière, suite aux déclarations de la jeune fugueuse sur ses méthodes très contestables d’audition. Par ailleurs, bien qu'elle semble valider l'intégralité de la lettre anonyme, elle ne saisit pas le Procureur de la République pour signaler la corruption par le LVA dont ses collègues sont accusés dans ladite lettre.

 Aline SAENZ-COBO : Vice-procureur au Parquet de Chalon-sur-Saône, qui a commis l’extrême imprudence de confier la jeune fugueuse, retrouvée par le LVA, à la propre famille du petit dealer qui venait la chercher en secret nuitamment, pour lui fournir drogue, alcool, et en profiter sexuellement.

 André ACCARY : Président du département de Saône-et-Loire, coupable d’inaction dans cette affaire et totalement incapable de mettre fin aux délires de son service ASE malgré la foultitude de preuves de dysfonctionnement de celui-ci que nous lui avons fournies. Cette inaction l'amène aujourd'hui à devoir répondre de plaintes pour faux et usage de faux, ainsi que de vol de documents dans une entreprise privée. Elle l’expose aussi au ridicule.

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.