L'avocat et le Garde des sceaux

Faut-il abdiquer ses convictions pour devenir Ministre ?

je voudrais rappeler à MEDIAPART que dans l’affaire du talc MORHANGE dont l’avocat fut Maître Badinter, le garde des sceaux Robert Badinter obtint ensuite l’amnistie pour les responsables d’une infraction qu'il n’était pas possible à l’époque de rapporter à la responsabilité d’une personne morale, je crois.

Devant l'insolvabilité des responsables, le fabricant, conseillé également par Maître Leclerc, sans pour autant accepter d'en porter la responsabilité légale, proposa une indemnité forfaitaire aux familles (25 000 F. par enfant décédé).
Avec ce précédent, peut-on reprocher à notre actuel garde des sceaux de se rappeler de qui il fut l’avocat ? Idem pour la peine de mort dont on n’a jamais reproché à Maître Badinter d’en avoir été l’opposant dans sa profession d’avocat. pour en obtenir l'abolition en tant que Ministre.
Ce qui fut admis autrefois, peut-il être aujourd’hui interdit ? Jusqu’à quel point le Ministre doit il oublier l’avocat ? Pourtant, c'est bien en cette qualité que l'intéressé était aux premières loges pour apprécier les insuffisances de la loi.
Bien à vous.
J.C. Wagner

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