Turquie: l’heure de vérité pour l’Union européenne

Confrontée au terrorisme, à l’afflux des réfugiés, à la lutte militaire contre Daech, et maintenant à l’instauration d’un régime autoritaire à Ankara, l’Europe ne serait-elle pas dans une situation moins inconfortable si elle avait arrimé sa vieille alliée à son projet et à son espace, au lieu de lui opposer rebuffade sur humiliation depuis au moins vingt ans ?

Il est de notoriété publique que Recep Tayyip Erdoğan rêve de se tailler une Constitution présidentialiste à la taille de son appétit de pouvoir, et d’être toujours à la tête de l’Etat en 2023 pour commémorer le centième anniversaire de la fondation de la République de Turquie. La tentative de putsch de ce 15 juillet lui donne l’opportunité de roder son rôle de gazi, de sauveur de la nation et de la « démocratie ». Et, de fait, il a bien compris l’une des leçons de son illustre prédécesseur, Mustafa Kemal, dit Atatürk. De même que celui-ci avait instrumentalisé la révolte kurde et islamique de Cheikh Saïd, en 1925, pour instaurer un état d’exception et traîner devant les tribunaux tout ce qui résistait ou échappait à son autorité, à commencer par les leaders et les cadres du Comité Union et Progrès qui avaient préparé la guerre de libération dès 1916, avant qu’il ne la préempte pour son propre compte, Recep Tayyip Erdoğan impute à la néo-confrérie des fethullahci, avec laquelle il est en conflit depuis au moins 2012, la responsabilité d’une opération qui semble plutôt être, dans l’état actuel de nos informations, d’inspiration néo-kémaliste et, peut-être surtout, corporatiste. Quand on veut noyer son chien… Le plus probable est que les fethullahci sont dans cette intrigue dramatique les idiots utiles qui permettent l’étouffement de toute vie démocratique dans le pays. La Turquie retourne à ses vieux démons, et une joie mauvaise, une Schadenfreude s’épanouit sur les visages satisfaits de ses contempteurs européens : « On vous l’avait bien dit… » Sauf que leur contentement risque d’être de courte durée, et ne peut occulter la responsabilité écrasante de Bruxelles et des capitales du Vieux Continent dans le désastre absolu qui est en train de se jouer à Ankara. En snobant la Turquie pendant des décennies, l’Europe l’a poussée dans ses retranchements, et en payera le prix fort. Bilan d’un désastre annoncé[1].

Confrontée au terrorisme, à l’afflux des réfugiés, à la lutte militaire contre Daech, et maintenant à l’instauration d’un régime autoritaire à Ankara, l’Europe ne serait-elle pas dans une situation moins inconfortable si elle avait arrimé sa vieille alliée à son projet et à son espace, au lieu de lui opposer rebuffade sur humiliation depuis au moins vingt ans ? Pendant des décennies, la Turquie a vainement demandé en quoi elle serait plus sûre pour le Vieux Continent en étant tenue à distance de celui-ci qu’en étant associée à sa construction institutionnelle. Mais l’Europe a préféré se défiler en transformant les pourparlers d’adhésion en un interminable numéro de clowns tristes. Elle s’est contorsionnée dans des discussions oiseuses sur l’appartenance de ce pays à son aire historique et culturelle, et même à son continent, au nom d’une conception éculée de ses « frontières naturelles » ou de son « identité judéo-chrétienne ». Elle s’est perdue en conjectures sur le coût de ce nouvel élargissement. Elle n’a eu de cesse de sortir de son chapeau des conditionnalités inédites, préférant toujours le blâme aux encouragements. Une histoire drôle fit fureur à Istanbul. La Commission européenne, lassée de jongler avec les « critères de Copenhague », dit aux nouveaux candidats qu’il leur suffira désormais de bien répondre à une seule question. A la Bulgarie, il est demandé la date de la première attaque atomique. A la Roumanie, le lieu de celle-ci. Et, à la Turquie, la liste des victimes, par ordre alphabétique. Les Stambouliotes ne rient plus de cette blague.

Ce faisant, Bruxelles s’est déjugé. Si la Turquie n’appartient pas à l’Europe, pourquoi avoir attendu 2006-2007 pour s’en apercevoir, après l’avoir intégrée à la plupart des institutions paneuropéennes au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, avoir signé un accord d’association en 1963, avoir instauré une Union douanière en 1996, avoir reconnu comme éligible sa candidature au Conseil européen d’Helsinki en 1999, et avoir décidé, en décembre 2004, d’ouvrir les négociations d’adhésion en octobre 2005 ? Plus grave encore, l’Europe, prompte à gloser sur le coût de cet élargissement, certes consistant, à un pays de 75 millions d’habitants, a été plus réticente à en envisager les bénéfices économiques et stratégiques, et surtout à s’interroger sur le coût de la non adhésion. Nous y sommes, précisément.

Il était prévisible que la Turquie, héritière d’une grande puissance, l’Empire ottoman, animée d’un esprit nationaliste farouche forgé dans la menace d’un dépècement final au lendemain de la Première Guerre mondiale et l’exaltation d’une guerre de libération contre les Alliés prédateurs, ne resterait pas sans réagir devant les fins de non recevoir de Bruxelles. Un premier risque était de la voir retomber dans l’ornière de la situation autoritaire dans laquelle l’avaient engagée le régime kémaliste et la Guerre froide. Et, de fait, Tayyip Recep Erdoğan a commencé sa dérive autocratique à partir du moment où il a compris que les portes de l’Union lui seraient fermées, c’est-à-dire quand Nicolas Sarkozy a été élu président de la République, en 2007, et a conforté l’opposition, déjà signifiée, d’Angela Merkel. Dès lors, l’Union européenne n’avait plus aucun levier – ni carottes ni bâton – pour inciter, ou contraindre, les autorités turques à poursuivre le processus courageux de démocratisation qu’elles avaient entamées à partir de 2000, et qu’avait amplifié l’AKP après sa victoire électorale de 2002, en parvenant à renvoyer l’armée dans ses casernes.

Un deuxième risque, encore plus préoccupant, était de pousser la Turquie à faire cavalier seul dans l’arène internationale, quitte à former un axe stratégique avec des puissances régionales développant une stratégie similaire, telles que la Russie, l’Iran, Israël. La constitution de ce nouveau système d’alliance a pour le moment été contrariée par des contradictions bilatérales d’intérêts entre ses partenaires virtuels : la Turquie est en porte-à-faux avec l’Iran et la Russie à propos de la guerre civile en Syrie, et est entrée en conflit avec Israël au sujet de Gaza ; Israël n’entretient pas de relations diplomatiques, c’est un euphémisme, avec la République islamique d’Iran. Néanmoins, ces brouilles ne sont ni éternelles ni irréversibles, comme l’ont démontré, en 2016, la réconciliation entre Ankara et Jérusalem, la reprise du dialogue entre Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdoğan, ou le maintien de relations somme toute constructives entre le gouvernement turc et les autorités iraniennes. Or, la dernière décennie a mis en lumière le potentiel d’échanges de tous ordres que recélait ce quadrilatère. A lui seul, le développement exponentiel des relations entre la Turquie et la Russie, dans les années 2000-2015, avant que n’intervienne la brouille au sujet de la guerre civile de Syrie, est éloquent. Par ailleurs, la Turquie a intensifié ses rapports avec les pétromonarchies du Golfe et avec l’Azerbaïdjan sur les plans tant diplomatique que financier.

            Recep Tayyip Erdoğan, en dehors même de tout système d’alliance régional de cette nature, a commencé à donner de la voix. La Turquie a envisagé son adhésion à l’Organisation de coopération économique, dite de Shanghai, en guise de pied de nez à Bruxelles. Elle s’est tournée vers la Chine pour se procurer un système de défense anti-missiles, au grand dam de l’OTAN qui naturellement ne pouvait accepter l’interconnexion de son système de défense avec un matériel de cette origine. Faute d’obtenir de Washington la zone d’exclusion aérienne sur le nord de la Syrie, qu’elle réclamait à grands cris pour freiner la vague des réfugiés qui la submergeait, et un soutien militaire décisif au Conseil national syrien, elle a joué la carte des mouvements armés islamistes, en liaison avec les pétromonarchies du Golfe, ne serait-ce que pour contrer les organisations kurdes appuyées par ses alliés occidentaux, mais dont elle estime qu’elles mettent en cause sa sécurité nationale, voire son intégrité territoriale. Elle a menacé d’ouvrir les vannes migratoires en faisant « monter les réfugiés dans des autocars » pour extorquer à l’Union européenne des concessions : l’abolition des visas pour l’accès de ses ressortissants à l’Espace Schengen et la reprise des négociations d’adhésion. En filigrane, et à terme, nul ne peut exclure que la Turquie acquière l’arme nucléaire, ou la capacité nucléaire, ce dont elle aurait les moyens financiers et technologiques, si la dégradation de ses relations avec les pays européens et les Etats-Unis devait se perpétuer.

Le seul chantage aux réfugiés s’est avéré si efficace que l’on a vu, en septembre 2015, Angela Merkel venir ramper au pied de Recep Tayyip Erdoğan, et l’Union européenne concéder à une Turquie en pleine dérive autoritaire ce qu’elle lui avait refusé, quelques années auparavant, quand elle était engagée dans un vrai processus de démocratisation. De la sorte, la vérité de la relation entre l’Europe et la Turquie est apparue pour ce qu’elle est depuis la Seconde Guerre mondiale, et même depuis le 19e siècle, quand il s’agissait – déjà – de contenir l’expansionnisme russe. L’Europe voit en la Turquie une force supplétive dont l’utilité stratégique justifie, et parfois nécessite, la renonciation au respect des libertés politiques et des droits de l’Homme. Il en fut ainsi pendant la Guerre froide : la lutte contre le communisme et, dans les années 1980, l’ajustement structurel indispensable à la résolution de la crise de la dette extérieure et à la stabilité du système financier mondial, supposaient l’écrasement de la gauche et du syndicalisme, fût-ce par l’armée. La question des droits de l’Homme ne se pose que quand il s’agit de tenir à distance la Turquie. Et il est plus confortable qu’elle ne se résolve pas, pace les espérances des citoyens turcs qui mettent en péril leur liberté ou leur vie pour les défendre et instaurer dans leur pays la démocratie.

Le propos est-il trop incisif ? Il faut avoir entendu des responsables de la Commission européenne expliquer, dans les années 1990, qu’ils ne voulaient pas ouvrir les négociations d’adhésion avec la Turquie parce que, de tous les pays candidats, elle était la plus prête, ou un ministre français des Affaires européennes, en l’occurrence Pierre Lellouche, se déclarer favorable aux négociations dans l’espoir qu’elles n’aboutissent pas, ou encore Nicolas Sarkozy affirmer, patelin, qu’ « il ne faut en aucun cas donner à la Turquie le sentiment qu’on la rejette », pour prendre la mesure du cynisme, de la duplicité, et aussi de la courte-vue, dont la classe politique ouest-européenne a fait montre sur ce dossier pendant des décennies. La triste réalité, c’est que celle-ci s’est abîmée « dans un jeu à pertes assurées », selon la cruelle expression d’Ulrich Beck[2].

Les arguments les plus farfelus ont été avancés pour repousser l’adhésion de la Turquie. Le Bosphore comme « frontière naturelle » – mais une frontière naturelle que n’a pas respectée le tremblement de terre de 1999, lequel a ébranlé les deux rives du détroit, et qui ne permet pas de comprendre pourquoi Chypre, beaucoup plus à l’est, longtemps considérée par la géographie comme « asiatique », est devenue membre de l’Union. La division de cette île faute d’accord entre les Chypriotes grecs et les Chypriotes turcs – mais une division qui s’effacerait d’elle-même en cas d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne, et à laquelle les électeurs chypriotes grecs ont refusé de remédier en repoussant le plan Kofi Annan en 2004, au contraire des Chypriotes turcs. La non reconnaissance par la Turquie du génocide des Arméniens – une reconnaissance qui n’a jamais figuré parmi les critères de Copenhague, et dont on aurait pu penser, au vu de l’accélération des événements depuis 2005, qu’elle viendrait de la mobilisation de la société turque elle-même, que faciliterait son intégration à l’Union européenne. Le Moyen-Orient aux frontières de l’Europe – il y est déjà, il est arrivé en train de banlieue à Madrid, et en camion frigorifique par l’autoroute Budapest-Vienne. La laïcité turque héritière du « césaro-papisme » ottoman et byzantin, un mode de subordination de la religion à l’Etat qui a tenu le monde orthodoxe, et sa reproduction ottomane, à l’écart de la Réforme et des Lumières ouest-européennes – pourquoi, alors, avoir accepté les candidatures de la Roumanie et de la Bulgarie, et ne pas expulser de l’Europe la Grèce, trois pays orthodoxes, et non moins « césaro-papistes » ? L’invasion des migrants turcs en cas d’adhésion – la fable nous a déjà été contée après l’entrée de la Grèce, de l’Espagne, du Portugal, de la Pologne dans l’Union européenne, ou ce qui en tenait lieu à l’époque, et, à la grande désolation de Recep Tayyip Erdoğan, la Turquie a effectué sa transition démographique, avec un taux de fécondité par femme de 2,4 (contre 5,2 en 1970-75, et 2,9 en Espagne, pour la même période).

La médaille d’or de la Sottise revient sans nul doute au célèbre commissaire européen Frits Bolkenstein – l’homme du « plombier polonais » – qui affirma sentencieusement, en 2003, que l’adhésion de la Turquie effacerait la victoire des Habsbourg sur l’Empire ottoman, en 1683. Si l’on tient absolument à raisonner en termes historicistes et obsidionaux, pourquoi ne pas voir dans l’intégration de la Turquie à l’Union européenne une merveilleuse revanche sur… la prise de Constantinople, en 1453 ? Rien n’est pire que la bêtise qui se pare de culture.

Pétrie de préjugés culturalistes, sinon xénophobes et racialistes, persistant à s’imaginer l’Empire ottoman comme un corps étranger à l’Europe bien qu’il ait pris pied dans les Balkans dès le 14e siècle, pardonnez du peu, et que sa dynastie fût originellement turco-hellène par le biais des alliances matrimoniales, identifiant les Turcs contemporains à un peuple ethnique à peine descendu de ses chevaux alors qu’ils sont le fruit de brassages humains séculaires, au même titre que les Français, et que le sang balkanique coule d’abondance dans leurs veines, postulant l’altérité radicale de l’islam par rapport à l’Europe « judéo-chrétienne » – juive, elle le fut tant, sous le nazisme, et européens, les Bosniaques le sont si peu… – les responsables du Vieux Continent ont à nouveau réduit le débat à une alternative à somme nulle qu’ils ont posée sur la table de manière univoque. C’était à l’Union européenne de décider du tempo, et d’octroyer, ou non, à la Turquie l’accès au canapé, au vu de ses jappements, derrière la porte. Or, celle-ci demandait un vrai processus d’adhésion, sans se dissimuler les obstacles sur le chemin de sa réalisation, et notamment la difficulté d’absorber l’ « acquis communautaire » des normes techniques. Elle savait pertinemment que l’adhésion immédiate n’était ni possible ni souhaitable, et qu’elle serait suivie d’une longue période de transition, à l’instar de ce qui s’est produit pour les pays d’Europe centrale et orientale. En revanche, elle avait besoin d’une vraie négociation, franche, positive dans son esprit, car cette perspective était sous-jacente à la trajectoire de son Etat, au projet de son élite politique et culturelle, aux intérêts de son économie depuis au moins le 19e siècle. Fermer cette porte, ou en barguigner la demi ouverture avec de méchantes arguties, c’était prendre le risque de saper les fondements mêmes de son système politique et de son alliance avec l’Occident.

C’est exactement ce qui se produit depuis 2007, et les conséquences en ont été immédiatement dommageables pour la stabilité de l’Europe. Ce gâchis est d’autant plus consternant qu’il n’était pas exclu que la Turquie jette de son propre chef l’éponge en cours de négociation si les difficultés s’étaient avérées insurmontables, ou si son opinion publique avait refusé dans les urnes l’adhésion, par attachement à une certaine conception de la souveraineté nationale ou pour des raisons culturelles, comme l’a fait l’électorat en Norvège ou en Suisse. Elle aurait alors négocié sans drame une formule intermédiaire d’arrimage à l’Europe, du type de celles qu’on a essayé de lui imposer unilatéralement pour éviter la perspective de son adhésion, mais dans un climat politique qui eût été différent puisque l’initiative en serait venue d’elle-même.

Distordu par des prises de position démagogiques ou xénophobes, réduit à une alternative binaire par les médias et les campagnes électorales, le débat a perdu toute rationalité, allant jusqu’à délaisser les vrais facteurs qui rendaient problématique l’adhésion de la Turquie. Ainsi du déficit structurel de sa balance des paiements courants, qui la rend financièrement très vulnérable et dépendante d’un afflux de capitaux volatiles (hot money) pour le moins douteux, d’autant plus que son épargne intérieure est insuffisante, que la population consomme à crédit, et que la bulle immobilière peut à tout moment éclater. Ou encore du désastre environnemental dont est lourd le développementalisme effréné de l’AKP qui se flatte d’engranger une croissance moyenne de 5% depuis une décennie, mais n’est guère regardante sur la soutenabilité de ce modèle industriel.

La polémique autour de l’élargissement de l’Union européenne à la Turquie s’est en définitive refermée comme un piège sur la politique étrangère des pays occidentaux. Plus que jamais ceux-ci ont besoin de leur partenaire, mais ils l’ont laissée filer entre leurs doigts et doivent désormais composer avec un leader imprévisible, souvent brutal, habité par son hybris, et surfant sur la rancœur de son opinion publique à l’encontre de l’hypocrisie de Bruxelles et du double jeu américain. Il est à craindre que l’avenir ne donne raison à Günther Öttinger, alors commissaire européen à l’Energie, selon les propos que lui prêtait Bild en février 2013 : « Je parie que dans dix ans une femme ou homme Premier ministre allemand ira à genoux avec son homologue français jusqu’à Ankara pour demander gentiment : ‘Chers amis, venez chez nous…’ ». C’est un peu ce qu’Angela Merkel a fait à l’automne, suivie de mauvais gré par ses pairs. Mais la tentative de putsch du 15 juillet et la manière dont Recep Tayip Erdoğan surfe sur son échec pour briser toute opposition sont venues rappeler qu’en politique il n’est jamais bon de perdre son âme.

 


[1] Je me permets de renvoyer à certains de mes articles : « La Turquie, une candidate ordinaire », Politique internationale, 105, automne 2004, pp. 81-102 ; « Le populiste et sa tête de Turc », Le Monde, 7 octobre 2004, ; ainsi qu’à mes contributions précédentes sur mon blog : https://blogs.mediapart.fr/jean-francois-bayart/blog/080710/fausses-frayeurs-vraies-erreurs-ou-comment-perdre-la-turquie ; https://blogs.mediapart.fr/jean-francois-bayart/blog/170611/turquie-les-lecons-dun-scrutin ; https://blogs.mediapart.fr/jean-francois-bayart/blog/111111/la-fuite-en-avant-de-recep-tayyip-erdogan ; https://blogs.mediapart.fr/jean-francois-bayart/blog/260213/la-turquie-entre-crispation-et-ouverture ; https://blogs.mediapart.fr/jean-francois-bayart/blog/080114/la-crise-politique-en-turquie-une-combinatoire-complexe

[2] Ulrich Beck, “Comprendre l’Europe telle qu’elle est”, Le Débat, 129, mars-avril 2004, pp. 67-75.

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