La boîte noire de Fur

La musique est calme, posée, inventive, délicate. La guitare de Benjamin Sauzereau lui confère un effet orchestral. Les clarinettes de Hélène Duret la ramène à la chambre, jouant habilement sur les timbres qu'elle fond dans les cordes. La batterie de Maxime Rouayroux les projette dehors, sortie de boîte où le trio réfléchit la scène actuelle, confinée, mais créative...

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La Boîte noire de Fur s'ouvre sur des pièces à la fois variées et unifiées. Commençons par déplier le packaging, un, deux, trois volets, et puis encore, pour révéler une sérigraphie de Pauline Greck Chassain, variation agrandie des nuages de la pochette. Y est glissée une pochette noire où est dissimulé le disque argenté. La musique est calme, posée, inventive, délicate. La guitare de Benjamin Sauzereau lui confère un effet orchestral. Les clarinettes de Hélène Duret (découverte récemment dans le trio Suzanne) la ramène à la chambre, jouant habilement sur les timbres qu'elle fond dans les cordes. La batterie de Maxime Rouayroux les projette dehors, sortie de boîte où le trio réfléchit la scène actuelle, confinée, mais toujours créative, ici bruxelloise. Le disque est court. On peut rouvrir la boîte plusieurs fois de suite sans se lasser.

FUR - Texture © Hélène Duret
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