Omni-Vermille au ZKM

Pour annoncer notre installation d'Omni-Vermille au ZKM (Zentrum für Kunst und Medientechnologie Karlsruhe), Peter Weibel a choisi l'image d'Anne-Sarah Le Meur qu'il préférait, un plissé vert sur lie de vin avec un bout du code informatique imprimé en vernis brillant. Nous travaillons le soir pour régler les six écrans, mais le son sort déjà bien...

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Pour annoncer notre installation d'Omni-Vermille au ZKM (Zentrum für Kunst und Medientechnologie Karlsruhe), Peter Weibel a choisi l'image d'Anne-Sarah Le Meur qu'il préférait, un plissé vert sur lie de vin avec un bout du code informatique imprimé en vernis brillant. On la retrouve en kakémono, affiche et carte postale ! Sur le site du ZKM, c'est une image bleu-vert avec un trou noir qui apparaît en son centre.

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Déjà en 2011, Anne-Sarah y avait exposé son cylindre à 360°, Outre-Ronde. Depuis les années 1990, elle explore dans ses œuvres la relation entre l'art numérique et la peinture. Son code informatique, basé sur des images 3D générées en temps réel, fait osciller des lumières sur un fond noir. Les couleurs bougent parfois dynamiquement, à d'autres moment calmement sur la surface de projection. Elles évoluent toujours dans une profondeur intrigante. "Taches lumineuses oscillant dans l'obscurité, des couleurs s'animent, lévitent, semblent respirer. Un va-et-vient diffus passe des tons chauds (rouge, sombre ou vermillon, orangé, rose fuchsia...) à leurs contrepoints verts et turquoise. Une tache noire apparaît, persiste, rode. Ombre ou trou ? Astre, orifice ou pupille ? La surface ondule, vibre ponctuellement, habitée parfois par de puissants remous qui dispersent les zones colorées. La fin de chaque cycle bascule dans un fond rouge saturé. Puis les phénomènes reprennent un cours plus tranquille, aux métamorphoses lentes, continues, duveteuses, à la fois fascinantes, apaisantes et énigmatiques.
 Comment ? Ces images-là ne seraient produites que par de simples nombres, de la géométrie ? Il existerait donc une mathématique-informatique au potentiel sensuel ?
 Quant aux sons, ils épousent les formes, s’assemblant ou se désolidarisant grâce à toutes sortes de morphings. Les interludes, plus chaotiques, marquent des pauses animées avant chaque mouvement, plus amples, glissant d'une émotion à une autre, en fonction des couleurs. Les plissés de la musique obéissent à leur propre logique indépendamment de ceux des images, selon les lois merveilleuses du synchronisme accidentel."

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Nous travaillons évidemment le soir pour régler les projections, mais le son sort bien depuis que nous avons rapproché les haut-parleurs disposés de chaque côté pour éviter que les six écrans leur fassent (écran !). Le vernissage est mercredi soir.

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