Sun Sun Yip exposé à la Biennale de Bangkok

Sun Sun Yip nous invite à l'exposition du cloud 9 pavillon, qui fait partie d'un événement de la Bangkok Biennale 2020. C'est une occasion de revoir quelques œuvres de ses années digitales et aussi de découvrir les œuvres des autre artistes. Il y a 10 ans j'avais composé la musique de G10, une œuvre 3D se référant au jaillissement de la vie...

Sun Sun Yip nous invite à l'exposition du cloud 9 pavillon, qui fait partie d'un événement de la Bangkok Biennale 2020. C'est une occasion de revoir quelques œuvres de ses années digitales et aussi de découvrir les œuvres des autre artistes. Pour y aller, pas besoin de prendre l'avion, il suffit de cliquer sur le lien suivant : https://cloud9pavilion.weebly.com/.
Pour plus d'information concernant cet événement, voir la communication presse.
Sun Sun Yip y présente, entre autres autres, G10 dont, il y a 10 ans, j'avais composé la musique pour frein, un instrument original conçu et fabriqué au début des années 70 par Bernard Vitet dont la présence me manque cruellement ; c'est une contrebasse électrique à tension variable.

Il avait fallu à Sun Sun Yip un an de calcul avec trois ordinateurs à raison de trente minutes par image pour en venir à bout. Jusque là, je n'en connaissais qu'un agrandissement photographique d'un mètre cinquante de haut. J'ai composé une pièce de 18 minutes pour cordes transformées électro-acoustiquement qui rappelle les flux liquides qui s'échappent de l'objet impossible comme si c'était une fontaine, mais ce n'est pas de l'eau. L'œuvre rouge vif, G10 pour graine 2010, se réfère à la vie, à l'énergie, mais n'a rien à voir avec un cœur. Le choix des cordes a également pour mission d'empêcher toute interprétation hâtive de l'objet. J'ai enregistré cinq prises, les trois premières avec le frein, les deux dernières avec un hou-k'in, violon vietnamien cousin du erhu chinois dont l'archet est inséré entre deux cordes, et mon violon niçois, un Albert Blanqui de 1921. J'ai transformé chaque instrument en temps réel grâce à mon Eventide H3000 programmé par un algorithme d'échos en escalier déphasés et renversés qui rallonge chaque note sur une vingtaine de secondes. Le mixage des cinq pistes produit des ambiances variées alors que l'objet se transforme en pivotant dans l'espace et que la musique s'échappe en sources jaillissantes.

Sun Sun Yip maîtrise de nombreuses techniques (photographie, gravure, sculpture, etc.). Depuis quelques années il se consacre à la peinture à l'huile.

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