Préparatifs

J'en rêve. J'en rêve tant, que j'ai du mal à dormir. J'ai téléchargé les guides, interrogé les amis qui y sont allés récemment, et à chaque lecture ou conversation je changeais mon fusil d'épaule, bifurquant vers un autre trajet. Tokyo, Kyoto, Naoshima, Shikoku, onsen ryokan, envie de plage et de nature pour échapper aux foules...

japon
J'en rêve. J'en rêve tant, que j'ai du mal à dormir. J'ai téléchargé Lonely Planet, le Routard et le Petit Futé, interrogé les amis qui y sont allés récemment, et à chaque lecture ou conversation je changeais mon fusil d'épaule, bifurquant vers un autre trajet. On me disait qu'il fallait tout réserver à l'avance, éviter Okinawa qui nous tentait, car la saison des pluies et des typhons y serait déjà avancée en juin, oublier Kyoto et le flot de touristes, louer une voiture dans ce pays où l'on conduit à gauche, prendre des billets échangeables à cause du coronavirus, etc. J'en perdais mon latin, alors le kanji ! Avant le Japon, j'avais jeté mon dévolu sur le Pérou, mais ce qui m'y plaisait le plus, m'enfoncer dans la forêt amazonienne, est au dessus de mes moyens. Me revoilà donc plongé dans les guides, à glaner les informations sur Internet, et à appeler copains et copines qui me donnent d'excellents conseils, rarement contradictoires, mais très différents les uns des autres en fonction de leur propre expérience. L'offre touristique est gigantesque au pays du soleil levant. Nous étions déterminés à passer une petite semaine à Tokyo répartie entre le départ et l'arrivée, à prendre du temps sur l'île de Naoshima pour profiter de ses musées d'art contemporain... Le reste n'a pas cessé de changer entre l'envie de plage et de nature sauvage, et le besoin d'échapper à la foule. Après avoir secoué mon ciboulot dans tous les sens il semble que nous ayons enfin une petite idée de nos trois semaines nippones, considérant que nous y étions déjà allés tous les deux il y a longtemps, chacun de notre côté. En 1997, j'y avais réalisé l'environnement sonore de l'exposition The Extraordinary Museum pour Raymond Sarti et Zeev Gourarier, 2500 m² au Fukuoka Center à Ōmuta sur l'île de Kyūshū, puis au Nagoya Dome. J'avais aussi profité de l'accueil à Tokyo de mon ami Aki Onda, pour qui j'avais assuré la direction artistique de son disque Un petit tour, et adoré Kyoto...

notre-voyage
Si cela se confirme, arrivée à Tokyo, repos dans un onsen ryokan, Kyoto malgré l’affluence, Naoshima et Teshima, louer une voiture pour découvrir l'île de Shikoku, retour. Trois semaines de rêve martien en perspective. J'ai évidemment prévu le Pass JR pour voyager partout en train, un Pocket Wi-Fi, une copie de mon permis de conduire en japonais et des cartes Suica. Quand nous aurons les billets d'avion, je commencerai à réserver ici ou là, mais pas au delà du onzième jour, histoire de se laisser la possibilité de modifier notre escapade sans tout prévoir. En notre absence Django et Oulala seront en de bonnes mains, et d'ici là mon nouvel album sera tout juste sorti, notre installation au ZKM à Karlsruhe sera terminée, et je pourrai réfléchir sereinement aux prochains projets, d'autant que je me serai enfin arrêté de bloguer quelque temps !

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.