Macau Peplum de Denis Frajerman

Tous les morceaux de l'album Macau Peplum commencent par des pattes de mouche, des bruits d'insectes, des mines de rien avant de se recomposer en petites mécaniques organiques qui débordent ironiquement l'écoute. Denis Frajerman aime les sons bruts, les casseroles qu'on se traîne, les peaux qu'on a sur les os...

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Tous les morceaux de l'album Macau Peplum commencent par des pattes de mouche, des bruits d'insectes, des mines de rien avant de se recomposer en petites mécaniques organiques qui débordent ironiquement l'écoute. Denis Frajerman (ici claviers, basse, batterie, etc.) aime les sons bruts, les casseroles qu'on se traîne, les peaux qu'on a sur les os. Il entraîne avec lui une ribambelle de musiciens étoffeurs qui se fondent dans ce paysage réinventé : Jacques Barbéri (sax alto), Sandrine Bonnet (voix, percussions, claviers), Frédéric d’Oliveira (percussions), Yannick Lemesle (violon, clarinette, voix), Arnaud Ouvrard (percussions), Philippe Perreaudin (ordinateur), Eric Roger (cornet, voix), Susannah Rooke (voix), Hervé Zénouda (zarb). Enregistré entre 1996 et 1999, le disque est une réédition Klang Galerie comme le label autrichien en produit sans cesse, boulimie merveilleuse qui comble les oreilles les plus curieuses. Macau Peplum, constitué de sept pièces où les bruits du monde sont reproduits par les gestes instrumentaux, est suivi par Le voyeur, accompagnement initialement pensé pour un livre de Jérôme Trinssoutrop. Enregistré en plus petite formation (Frajerman aux claviers/voix/bandes magnétiques, Barbéri au sax, Roger au cornet, Zénouda au zarb et Régis Codur à la guitare), il intègre encore des voix incantatoires et des pas plus lourds à sa free-pop déjantée aux accents Résidentiels. Cela s'écoute très bien au petit-déjeuner.

→ Denis Frajerman, Macau Peplum, CD Klang Galerie, en écoute sur Bandcamp

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