Parler pour ne rien dire

Certains jours j'imagine que ce sera le premier où je ne publierai aucun article, au risque d'inquiéter celles ou ceux qui me suivent quotidiennement, parfois depuis 14 ans. Cela arrive aussi à celles ou ceux qui savent lire entre les lignes. La plupart du temps un évènement inattendu ou une idée de dernière minute vient me sauver d'un silence que j'aurais pourtant bien mérité !

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Certains jours j'imagine que ce sera le premier où je ne publierai aucun article, au risque d'inquiéter celles ou ceux qui me suivent quotidiennement, parfois depuis 14 ans. Cela arrive aussi à celles ou ceux qui savent lire entre les lignes. La plupart du temps un évènement inattendu ou une idée de dernière minute vient me sauver d'un silence que j'aurais pourtant bien mérité ! Si je n'ai jamais rien à dire, je ne peux pas non plus tout dire. Des amis me confient parfois quelque bouleversant secret qu'il est évidemment hors de question de partager. Il m'arrive moi-même de me livrer à certaines occupations qu'il serait déplacé de rendre publiques. Je n'ai pas regardé une seule statistique de fréquentation depuis des années, mais les retours qui m'atteignent m'encouragent à continuer contre vents et marées. Question d'orgueil probablement, souci de me rendre utile plus certainement, le manque d'inspiration ou l'impossibilité de raconter décemment ce qui me touche sont astucieusement court-circuités par un signe ambigu, un clin d'œil amical, un sous-entendu que seul/e/s quelques personnes saisiront, et pas forcément des intimes. Écrivant aussi sur d'autres supports, je peux avoir du mal à me disperser ces jours-là, particulièrement lorsque ce sont des vers, pour une chanson par exemple. J'espère donc que le texte de demain sera moins allusif et plus circonstancié...

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