UN CRIMINEL DE GUERRE PREND PARIS EN OTAGE

Pour protéger Benjamin Netanyahou, la ville de Paris a été bloquée. Au lieu d'attaquer l'Iran, il devrait rendre compte de ses crimes devant la Cour internationale de Justice.

UN CRIMINEL DE GUERRE PREND PARIS EN OTAGE

Deux stations de métro fermées sur les Champs Elysées à proximité du Grand Palais qui attendait ses hôtes de marque et, en même temps, deux ponts sur la Seine interdits non seulement à la circulation automobile mais aux piétons, plus un déploiement de centaines de policiers, CRS et gendarmes et autant de véhicules répartis sur un rayon de plusieurs kilomètres, la circulation bloquée sur les axes encore disponibles, voilà l’exploit réalisé hier soir par le premier Ministre israélien pour son passage à Paris. Il serait d’ailleurs intéressant de connaître le nombre exact de forces mobilisées par le Ministère de l’intérieur et son coût financier pour protéger ce criminel de guerre qui a pris Paris en otage pendant une soirée.

Contrairement à ce qu’affirme et essaie de faire partager par les chefs d’état occidentaux qu’il visite Benjamin Netanyahou, ce n’est pas la république islamique d’Iran qui fait peser une menace sur le monde aujourd’hui mais l’état d’Israël, abcès de la planète depuis son origine. Créé sur une injustice qui n’a fait que s’aggraver par la suite, surtout après la guerre des six jours et l’occupation des territoires palestiniens, il s’oppose à l’accès de l’Iran à l’arme atomique que lui-même possède depuis des années laquelle lui donne une supériorité sur tous les autres états du Moyen Orient, tandis qu’il n’a pas signé l’accord sur la non-prolifération des armes nucléaires.

C’est plutôt la Hollande que Benjamin Netanyahou aurait dû visiter avec un arrêt à la Cour Internationale de Justice pour rendre compte des crimes qu’il a commis depuis qu’il est au pouvoir, sans parler des procès pour corruption qui l’attendent dans son propre pays.

Avec le tract de l’Union Juive Française pour la Paix (UJFP), redisons :

« Les crimes de guerre, la complicité du gouvernement français, la saison culturelle France Israël, tout cela ne passera pas. A nous de le dire ensemble, de le dire nombreux, de le dire fermement et clairement. Et de le dire où il se doit : Netanyahou et Macron devront nous entendre, c’est notre droit de citoyens de clamer haut et fort : halte au massacre ! Halte à la complicité ! Justice pour la Palestine ! Il est plus que temps d’affronter la réalité de la destruction de la Palestine, de la complicité gouvernementale qui veut nous imposer de soutenir l’indéfendable au mépris de la justice la plus élémentaire. Nous ne serons pas les gardes-frontières du régime israélien ni du gouvernement français ».

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