Le ridicule ne tue pas.

On le saurait depuis longtemps.

Cette posture de jupiter à la Al Capone, le regard menaçant, à la une de Paris Match cette semaine, est d'un ridicule affligeant. Impossible de prendre au sérieux notre premier magistrat. "Même pas peur". Notre guignol s'entête à ne pas voir la vérité en face, celle d'un pays désespéré, à bout de souffle, privilégiant les élites et le capital au mépris des citoyens du quotidien. Du moins, il fait mine de s'entêter pour poursuivre l'enrichissement d'un système libéral maîtrisé par une poignée de réseaux et de multinationales dont certains l'ont porté au pouvoir. A force de trop fréquenter sa professeure de français de droite, notre président lilliputien a sclérosé son semblant d'intelligence, en servant cette pensée unique de l'ancien monde régnante universellement depuis près de deux siècles. Il essaye bien de nous entourlouper avec ses grands débats faussement démocratiques et ses one man show indigestes diffusés à longueur d'heures sur les chaines infos pour mieux inculquer sa propagande monarchique capitaliste, se complaisant à essayer de s'entourer de courtisans intellectuels et d'artistes complices pour mieux assouvir sa jouissance du pouvoir. Cette gouvernance est d'une violence sournoise, profondément blessante et humiliante. Il est temps à notre roi soleil et à sa dame de Maintenon sur le retour, d'aller se coucher. Ils doivent prendre conscience de ne pas faire les mêmes erreurs, hélas fatales, du roi serrurier et de son épouse d'origine autrichienne. La persévérance de leur attitude méprisante risque de susciter, malheureusement, encore plus de réactions violentes. Autant il est intolérable, scandaleux, ignoble et honteux d'avoir tagué la plaque commémorative d'un policier tombé sous les balles du terrorisme, autant il est difficile d'avoir un soupçon d'émotion devant le saccage d'un restaurant huppé.

Nous ne pouvons rien attendre de cette présidence actuelle, élue par dépit, trop impliquée dans la mouvance de l'ancien monde ayant conduit notre planète à son asphyxie, tout en se gaussant de diviser les peuples et de paupériser encore plus ceux du sud afin de mieux assurer sa main mise.

Les luttes sociales et écologiques ne sont pas dissociées. Bien au contraire, de leur liaison découlera la sève nourrissant l'aspiration vers un nouveau monde dont les mots fondateurs seront le partage des richesses et des connaissances entre les peuples dans le respect de leurs environnements. Nous n'avons pas d'autres choix.

Profitons des élections européennes en France et dans les autres pays de la communauté pour amorcer et concrétiser cette pensée. L'Europe peut être le moteur de ce nouveau monde.

L'avenir est à la sociale écologie, pas au capitalisme et aux populismes.

Ne ratons cet enjeu et ce rendez vous.

 

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