Castaner, preuve vivante de l’utilité du référendum révocatoire

Le 1er mai 2019 marquera-t-il un tournant dans le quinquennat d’Emmanuel Macron ? L’histoire retiendra sans doute, à rebours de la propagande et de la manipulation du régime, qu’un pas supplémentaire dans la répression du mouvement social a été franchi.

Le 1er mai 2019 marquera-t-il un tournant dans le quinquennat d’Emmanuel Macron ? L’histoire retiendra sans doute, à rebours de la propagande et de la manipulation du régime,  qu’un pas supplémentaire dans la répression du mouvement social a été franchi. Des journalistes indépendants et les réseaux sociaux ont permis de rapporter et de diffuser certains évènements inédits :

  • des militants  syndicaux, statiques et pacifiques, se sont fait agressés par les forces de l’ordre avant même d’avoir entamé leur parcours ;
  • des CRS et des policiers voltigeurs à moto  ont franchi les enceintes d’un hôpital public afin de poursuivre et de matraquer de simples manifestants, asphyxiés par les gaz lacrymogènes et paniqués ;
  • le ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, afin de justifier la violence inédite des forces de l’ordre, a sciemment déformé la réalité et activement participé à la diffusion de fausses nouvelles

Au fil du temps, ce pouvoir révèle toute sa perversion narcissique : après avoir séduit ou tenté de séduire, il manipule, intimide, menace, et finit par cogner ; il ne peut admettre de véritable résistance.

Mais cette répression aveugle et insensée contre de dangereux ultras, habillés de jaunes ou de rouges, qui n’ont pour armes que des slogans hostiles au pouvoir, va finir par éveiller les consciences et par bousculer les idées préconçues et les préventions.

La radicalité du macronisme menace la  société dans son ensemble et exige une réaction forte et coordonnée  : les gilets jaunes, les écologistes, les syndicalistes qu’une solidarité de gazés, de matraqués, de violentés, unit désormais vont-ils prendre conscience de la nécessité d’un rapprochement  pour faire barrage à un régime liberticide ?

C’est l’enjeu des prochaines semaines.

Après deux années de pouvoir, Emmanuel  Macron et sa clique ont amplement démontré  leur partialité indécente en faveur des plus favorisés et leur grande dangerosité vis-à-vis des biens communs. Ils ont trahi le vote des Français et s’emploient à corrompre encore davantage la vie politique. Les habits neufs de la vie politique sont tout fripés et il faut à nouveau en changer.

Cette expérience lamentable qui commence à devenir sanglante justifie ô combien l’une des revendications du mouvement social concernant le fonctionnement de la démocratie : l’instauration du référendum révocatoire d’origine citoyenne.

Car les responsables politiques qui ont sans cesse le mot “responsabilité “ à la bouche - et en particulier C Castaner qui encore récemment, face aux critiques de l’opposition déclarait : “j’assume totalement mes responsabilités sur mes décisions” - ne sont en fait  jamais responsables de quoi que ce soit et peuvent impunément commettre fautes et exactions, le chômage ou la prison sont pour les simples citoyens.

Un  référendum révocatoire permettrait de responsabiliser réellement ce genre d’individu qui aurait à répondre devant le peuple de ses actes en cas de manquements graves.



Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.