Un Président briseur de grèves

Après trois semaines de conflit, des journées de mobilisation massives et une paralysie des transports particulièrement traumatisante pendant cette période de fêtes, il a donc fini par lâcher : Emmanuel Macron s’engage à ne pas percevoir sa retraite de Président d’un montant de 6200 € bruts mensuels, “ un nouveau système sera créé dans le cadre du futur régime universel par points”. Il s’agit là d’un geste fort et d’un sacrifice exemplaire pour un travailleur acharné qui dope chaque jour les profits des entreprises françaises. Certaines attitudes forcent le respect et bouleversent la donne. 

Comment tous ces travailleurs de la SNCF et de la RATP, déjà bien  gâtés par leur employeur, pourraient-ils persister à réclamer un régime dérogatoire pour leurs vieux jours improductifs - alors même qu’ils représentent déjà des coûts exorbitants en salaires et charges sociales - quand un camarade président  qui a déjà rapporté des centaines de milliards au patronat renonce à une pension tant méritée et finalement bien modeste au regard de ses résultats ? Comment continuer la lutte et réclamer le maintien du système actuel dans ces conditions ? Comment avoir l’indécence de continuer à geindre et à réclamer pour sa petite personne quand un grand de ce monde abandonne aussi généreusement son dû pour le bien commun ?

Comment le peuple français pourrait-il résister au sentiment de fierté qui l’envahit à l’idée d’être dirigé par un homme aussi juste et droit ?   

Devant tant d’abnégation, chacun doit réfléchir à son engagement personnel et s’interroger sur la légitimité de ses revendications.

Encore une fois, Emmanuel Macron nous montre la voie pour un véritable changement.

Il vient sans aucun doute de décourager les syndicalistes les plus déterminés, c’est un briseur de grèves exemplaire.  

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