Pour fournir l'Europe, la Russie va changer du gaz naturel en hydrogène

D'après un article du Courrier International, la Russie entend devenir un producteur majeur d'hydrogène.

La Russie n'est pas restée indifférente à l'annonce des européens de se lancer dans l'hydrogène. C'était le 8 juillet dernier.

Pour en savoir plus, il faut lire l'article du Courrier International en date du 31 octobre 2020: La Russie à l’assaut de l’hydrogène.

Ce qu'il importe de souligner, c'est que la Russie va essentiellement fournir un hydrogène qui ne sera pas renouvelable, mais fabriqué à partir de gaz naturel, bien évidemment.

Le point positif, c'est que cela va permettre de passer plus vite à l'économie de l'hydrogène, et de lancer l'utilisation de l'hydrogène dans la mobilité et dans l'industrie. Pour réussir le passage à l'hydrogène, l'Europe aura besoin d'importer de l'hydrogène.

Le point négatif, c'est que l'hydrogène fabriqué à partir de gaz naturel n'est pas renouvelable et que la production d'hydrogène à partir du gaz naturel (méthane) dégage d'énorme quantité de CO2. On peut espérer que les entreprises gazières russes captureront ce CO2, comme le fait Air Liquide, mais l'article du Courrier International ne parle pas de cela. De toute façon, capturer le CO2 pose un problème supplémentaire que faire de ce CO2 (des boissons gazeuses, par exemple) et comment s'assurer qu'il ne se retrouve pas finalement dans l'atmosphère.

Bref, acheter de l'hydrogène à la Russie pourrait permettre d'accélérer la disparition du pétrole, sans augmenter la part du nucléaire, mais cela revient à acheter un produit dérivé du gaz naturel.

L'importation d'hydrogène à partir du Moyen-Orient serait préférable, dans la mesure où l'hydrogène du Moyen-Orient serait dérivé de l'énergie solaire.

 

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