Les bateaux de plaisance à hydrogène, c'est pour bientôt

La révolution de la voiture à hydrogène s'invite sur les flots. Yanmar, une société japonaise collabore avec Toyota pour transférer la technologie de la voiture à hydrogène, la Mirai, à des bateaux de plaisance à hydrogène.

Cela semble évident: les bateaux du futur seront propulsés à l'hydrogène, non polluants et capables de parcourir de longues distances.

Pour l'heure, c'est encore un concept: il s'agit d'utiliser tant la pile à hydrogène de la Mirai que ses réservoirs à 700 bars.

Bateau de plaisance à hydrogène © Toyota Bateau de plaisance à hydrogène © Toyota

Voici un extrait traduit et simplifié de l'article annonçant cette révolution maritime:

En 2018, Yanmar s'est associée à Toyota et Ballard (spécialiste canadien des piles à combustibles) pour tester un bateau de 16,5 mètres, propulsé par l'hydrogène. Ce bateau utilisait une pile à combustible à hydrogène de 60 kW et une batterie au lithium-ion de 60,0 kWh. Le projet faisait partie du projet 2015 du ministère japonais des terres, des infrastructures, des transports et du tourisme visant à créer une société basée sur l'hydrogène. En 2018, Yanmar déclarait qu'un marché potentiel pour ses premiers navires à hydrogène pourrait être des bateaux d'excursion qui opèrent dans les voies navigables urbaines et qu'il "continuerait à coopérer avec le gouvernement, l'industrie et le monde universitaire sur le développement de bateaux et de navires à hydrogène". En 2020, Yanmar explique aussi que ses bateaux à faibles émissions de gaz à effet de serre sont conformes à la stratégie de l'Organisation maritime internationale visant à ramener à zéro les émissions de gaz à effet de serre des bateaux d'ici la fin du siècle.

Plus tôt cette année, Toyota annonçait qu'une version maritime du groupe motopropulseur du Mirai serait utilisée dans l'Energy Observer, un navire océanique à énergie renouvelable de 31 mètres qui peut fabriquer son propre hydrogène à bord à l'aide d'eau de mer. L'adaptation de la pile à combustible pour travailler sur l'eau n'a pris que 7 mois au Toyota Technical Center Europe. Elle a nécessité une refonte du système pour en réduire la taille.

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.