Rapport parlementaires FI sur Covid: Mélenchon leur impose soumission au capital

Le rapport des parlementaires de la FI Mensonges sur la gestion du Covid-19 a deux grands mérites: il compile beaucoup d’informations utiles qui mettent en cause Macron et sa bande de profiteurs. Il confirme aussi la soumission de Mélenchon et son équipe au capital.

Le rapport récent des parlementaires de la FI Mensonges et fiasco: enquête sur la gestion du Covid-19 a deux grands mérites.

Certes, il ne fait aucune révélation sur un sujet largement traité, mais il compile beaucoup d’informations utiles qui mettent en cause Macron et sa bande de profiteurs. 

Il confirme aussi la soumission de Mélenchon et ses ouailles au capital.

Dans le préambul, on peut lire "La période que nous traversons doit nous permettre de tirer des enseignements majeurs : le capitalisme et le productivisme, parce qu’ils épuisent la biodiversité et transforment le vivant comme une marchandise, ont favorisé l’émergence du virus et affaibli nos sociétés dans leur capacité à y faire face". (Page 18)

Mais le paragraphe suivant ne propose que « d’opérer la bifurcation écologique dont nous avons tant besoin : à nous de convaincre pour cela que le coronavirus n’est qu’une première secousse des grands bouleversements écologiques à venir ». Le rapport ne propose nullement de dépasser le capitalisme, pourtant cité d’emblée comme le responsable de la pandémie…

Avec cette seule mention et incohérence, la question du capitalisme est alors évacuée à jamais. Pas une seule autre fois, en 180 pages, il ne sera question du facteur numéro un de la pandémie: le capitalisme. Il ne sera donc jamais question non plus de la seule alternative réaliste: le socialisme entendu comme écosocialisme. Jamais le rapport ne mentionne le mot socialisme ou le mot écosocialisme. Mélenchon, qui s'est réservé une conclusion, mentionne le "capitalisme mondialisé et néolibéral" (p 164)pour remettre en cause de développement des échanges, mais bien sûr sans remettre en cause les rapports de production capitalistes.

Ce dénis de la réalité a surpris certains lecteurs. Il auraient pu s’y attendre, si ils avaient lu le programme de Mélenchon « L’avenir en commun » où il avait déjà exigé que soit écarté le socialisme et écarté l’écosocialisme de son programme. Et il l’avait déjà obtenu puisque ces deux mots ont été caviardés. On peut lire et relire. On ne les trouvera jamais dans son programme. 

Les réformistes de la génération de Mitterrand faisaient au moins des discours du dimanche ou de comices agricoles avec des référence au socialisme. Les politiciens de la FI sont encore plus opportunistes que toutes les autres formations passées de la gauche réformiste. La préoccupation première du parlementaire FI est d’accéder aux pouvoirs et aux mangeoires, les strapontins que lui concède la dictature du capital. Le parlementaire FI n’est encore plus qu’un soumis et mis-sous-Un. 

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