La couverture de la mort de Chirac "frise le harcèlement", selon Poutou

Philippe Poutou veut dédier les hommages aux victimes de l'incendie de Rouen et à Christine Renon, la directrice d'école qui s'est suicidée, face au massacre de l'école par les intérêts macronards.

Source: Le HuffPost

“L’indécence”. Ce lundi 30 septembre, la France a rendu hommage à Jacques Chirac, décédé le 26 septembre à l’âge de 86 ans. Messe familiale, honneurs militaires, procession dans Paris puis service solennel en l’église Saint-Sulpice, minute de silence... le deuil national envers l’ancien président français s’est déroulé dans l’émotion. Mais pas pour tout le monde.

Philippe Poutou, ancien candidat aux élections présidentielles de 2012 et 2017 a dénoncé ce lundi sur Twitter “l’indécence” de ces hommages, et le “mépris” des “possédants” envers les “invisibles”.

“L’indécence des hommages à Chirac (ça frise le harcèlement) est révélateur de ce monde de pouvoir, de ces possédants qui sont dans leur bulle de dominants. Il n’y a que les leurs qui existent et méritent hommage. Il n’y a que arrogance et mépris pour tous les autres, invisibles”, écrit-il avant d’asséner:  “Pourquoi devrions-nous faire une minute de silence pour des menteurs-tricheurs-voleurs-complices des exploiteurs comme Chirac?”. 

L’ouvrier et porte-parole du Nouveau Parti anticapitaliste conclut en évoquant l’incendie de Rouen, dont la toxicité soulève de nombreuses inquiétudes et le suicide de Christine Renon, directrice d’école usée par ses conditions de travail. “Nos hommages iront pour nos morts et nos victimes, à celles de la catastrophe à Rouen, à la directrice d’école suicidée récemment et à tant d’autres”.

Après les dernières salutations de ceux qui l’ont connu, puis le recueillement durant tout le weekend, notamment aux Invalides où des milliers de Français sont venus témoigner une dernière fois leur respect à l’ancien Premier ministre et maire de Paris, ce lundi -jour de deuil national- marquait le jour des hommages officiels rendus à Jacques Chirac. 

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