Les macronards croient empêcher la grève en fermant l'Université Paris 1 !

Pour mettre en échec ce gouvernement, nous appelons les étudiant-e-s à rejoindre les assemblées générales, à faire grève dès le 5 décembre et les jours qui suivront, et à se coordonner pour pouvoir construire une grève générale.

Ce lundi vers 22h30, Georges Haddad, Président de l’Université Paris 1 a annoncé par voie de communiqué la fermeture jusqu’à nouvel ordre du Centre Tolbiac, alors que devait se tenir une Assemblée générale ce mardi 3 octobre ainsi qu’un blocage le mercredi 4 octobre contre la réforme des retraites et la précarité étudiante.

Georges Haddad a raison d’avoir peur. Plusieurs centaines d’étudiant-e-s se sont réuni-e-s à Tolbiac lors des deux dernières Assemblées générales, manifestant leur rejet profond, non seulement d’une réforme et d’une précarité d’une société qui en demande toujours plus et qui précarise toujours plus les mêmes personnes.

Alors qu’un étudiant a tenté de se suicider en s’immolant par le feu, mettant en avant ses conditions de vies très précaires et une société qui broie les plus faibles mais en donne toujours plus aux mêmes personnes, Georges Haddad répond aux étudiant-e-s qui se mobilisent par le lock out. Nous condamnons fermement cette fermeture qui vise à empêcher les étudiant-e-s de s’organiser pour défendre leurs droits et de faire grève et nous apportons toute notre solidarité aux étudiant-e-s mobilisé-e-s de Paris 1. Nous exigeons la réouverture immédiate de l'ensemble de l'université.

Pour répondre à la précarité étudiante, le gouvernement doit d’abord retirer la réforme des retraites. En augmentant l’âge de départ à la retraite à 64 ans, les emplois vont se libérer plus difficilement, et le taux de chômage des jeunes va augmenter. Nous devons également pouvoir vivre correctement, sans être obligé-e-s de travailler à côté de nos études. Cela passe notamment par une allocation d’études à hauteur du SMIC.

Cela s'obtiendra par la grève générale et reconductible, les manifestations et les blocages. Pour mettre en échec ce gouvernement, nous appelons les étudiant-e-s à rejoindre les assemblées générales, à faire grève dès le 5 décembre et les jours qui suivront, et à se coordonner pour pouvoir construire une grève générale.

Des militant-e-s de l’UNEF

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