J-59 de la grève générale pour chasser Macron et son monde

Partagez ici sur la construction à la base de la greève et la mobilisation illimitée pour bloquer le pays a partir du 5 décembre, jusqu'à chasser Macron et son monde. Faites remonter ce que vous faites, vos initiatives,vos idées...A partir du 5 décembre on bloque tout.

Pour ne pas avoir la même arnaque qu'en décembre 2018, contrôlons ce qui se prépare pour le 5 décembre en créant partout des Collectifs de construction de la grève et du mouvement plus large qui doit l'accompagner.

Les appels à construire la grève générale illimitée à partir du 5 décembre affluent. Si cela se réalisait toute l'économie serait bloquée et Macron tomberait. Mais il y a bien sûr un risque que d'ici là les directions syndicales renoncent ou cherchent à monnayer leur menace pour eux seuls comme déjà les syndicats routiers l'avaient fait début décembre 2018. Alors partout où nous le pouvons, faisons de ce mouvement notre mouvement.  Dés maintenant construisons la grève à partir du 5 décembre dans nos entreprises, bureaux, et lieu d'étude. Que fleurissent les Assemblées Générales  et les Collectifs, locaux ou régionaux, ouverts à toutes les structures ou individus, gilets jaunes ou rouges ou verts ou sans gilets. Emparons-nous de la volonté de faire du 5 décembre le début d'une lutte victorieuse.


6 Octobre 2019

« C'est le rêve de la CGT et de FO qui mobilisent pour le 5 décembre. La RATP et la SNCF ont déjà déposé des préavis de grève reconductibles. Faire du 5 décembre un remake de 1995, où la France avait été bloquée pendant 3 semaines. Alain Juppé, qui avait voulu réformer les régimes spéciaux, avait reculé. »

A lire sur la grève générale : Dans Où va la France ?, (mars 1935)Trotsky écrivait :

« La grève générale, comme le sait tout marxiste, est un des moyens de lutte les plus révolutionnaires. La grève générale ne se trouve possible que lorsque la lutte des classes s'élève au-dessus de toutes les exigences particulières et corporatives, s'étend à travers tous les compartiments des professions et des quartiers, efface les frontières entre les syndicats et les partis, entre la légalité et l'illégalité et mobilise la majorité du prolétariat, en l'opposant activement à la bourgeoisie et à l'Etat. Au-dessus de la grève générale, il ne peut y avoir que l'insurrection armée. Toute l'histoire du mouvement ouvrier témoigne que toute grève générale, quels que soient les mots d'ordre sous lesquels elle soit apparue, a une tendance interne à se transformer en conflit révolutionnaire déclaré, en lutte directe pour le pouvoir. En d'autres termes : la grève générale n'est possible que dans les conditions d'une extrême tension politique et c'est pourquoi elle est toujours l'expression indiscutable du caractère révolutionnaire de la situation. ! »


5 Octobre 2019

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A voir : Un bilan de 68 par Ludivine Bantigny et Alain Krivine :

Fête 68 - Les événements © Diffusion NPA

 


4 octobre 2019

« La lutte contre la casse des retraites ne se gagnera pas dans les salons dorés de l’Elysée ou de Matignon. Elle se gagnera dans la rue et par la grève. Et compte tenu de la détermination du gouvernement et du patronat à faire passer cette contre-réforme, il faudra un mouvement social d’une puissance exceptionnelle pour y faire obstacle.

Les dirigeants syndicaux – CGT en tête – devraient claquer la porte des « concertations » et se tourner vers les travailleurs pour leur dire la vérité : seul un mouvement de grèves reconductibles embrassant un nombre croissant de secteurs économiques sera susceptible de faire reculer le pouvoir. Une vaste campagne d’agitation, dans les entreprises et la Fonction publique, devrait être organisée pour mettre à l’ordre du jour un tel mouvement. La jeunesse lycéenne et étudiante devrait être placée sur le pied de guerre.

Voilà ce que devraient faire les dirigeants syndicaux. Cependant, l’expérience de ces vingt dernières années a démontré que les directions confédérales – CGT comprise – ne sont pas disposées à organiser une lutte de cette nature et de cette envergure…

Ainsi, les travailleurs et les militants syndicaux ne doivent pas attendre passivement que les directions confédérales organisent le combat. D’une part, ils doivent exercer une pression forte et constante sur les sommets syndicaux, pour qu’ils passent à l’action. D’autre part et surtout, ils doivent prendre des initiatives à la base, à l’échelle des entreprises et des différentes structures syndicales, pour lancer une campagne d’agitation massive en faveur d’un mouvement de grèves reconductibles. Partout où c’est possible, des AG interprofessionnelles – comme à l’automne 2010 – doivent être organisées. Des coordinations de ces AG, aux plans local et national, doivent y être élues pour développer la campagne d’agitation et préparer la grève. Au passage, c’est ce travail qui exercera la pression la plus efficace sur les directions confédérales.

La grève de la RATP et le 5 décembre

Nous ne disons pas que l’organisation d’une grève générale serait facile. On ne peut vérifier que dans l’action elle-même si les travailleurs y sont prêts. Mais nous ne partons pas de rien. Le mouvement des Gilets jaunes a montré quelles quantités de colère et de combativité bouillonnent dans les profondeurs de la société. Les grèves des urgentistes et des pompiers soulignent la même chose. Enfin, la puissante grève des salariés de la RATP, le 13 septembre, a envoyé un signal fort à toutes les catégories de travailleurs : « voilà ce qu’on peut et ce qu’on doit faire ! »

Forts de ce succès, les syndicats de la RATP annoncent une grève illimitée à partir du 5 décembre. Des syndicats de la SNCF – entre autres – se sont ralliés à cet appel. Ainsi, le 5 décembre émerge comme un point de convergence possible pour toutes les forces qui seront prêtes, d’ici là, à se lancer dans la grève. Cette date, qui laisse deux mois pour organiser la mobilisation, sur le terrain, peut marquer le point de départ d’un nouveau « décembre 95 »…

Le levier politique

Il y a un autre levier important de la mobilisation : la perspective politique qu’elle ouvre. Le chef de la CGT, Philippe Martinez, déclare qu’« une autre réforme des retraites est possible ». Il parle évidemment d’une réforme progressiste, qui par exemple reviendrait à 37,5 annuités de cotisations et à 60 ans pour l’âge légal de départ, comme avant 1993. En effet, « c’est possible » ! Mais pas sous le gouvernement Macron, de toute évidence. Ce dernier aimerait mieux brûler en enfer – ou, avant cela, dissoudre l’Assemblée nationale – plutôt que de mettre en œuvre ce type de réforme progressiste. Donc, si l’on veut qu’elle soit mise en œuvre, il faut d’abord en finir avec ce gouvernement.

Nous voilà ramenés à l’excellent mot d’ordre des Gilets jaunes : « Dissolution de l’Assemblée nationale ! » Bien sûr, il doit être accompagné d’un programme général de mesures progressistes, comme l’abrogation des lois Travail et autres contre-réformes de ces 30 dernières années, la renationalisation des entreprises privatisées pendant la même période, la nationalisation de toutes les industries classées Seveso, l’embauche massive de fonctionnaires, l’abrogation des lois racistes, etc. Massivement popularisé par la « gauche radicale » et les militants syndicaux, un programme de ce type donnerait une énorme impulsion à la mobilisation, car il ouvrirait comme perspective non seulement de faire reculer Macron sur les retraites, mais aussi d’en finir avec son gouvernement et toute sa politique réactionnaire. »

A lire sur la grève générale 1968. Ce n’était qu’un début, par Daniel Bensaïd - Les Cahiers de la taupe (n°23, daté de mai-juin 1978)


3 octobre 2019

A lire sur la grève générale: Trotsky en 1935:

"L'importance fondamentale de la grève générale indépendamment des succès partiels qu'elle peut obtenir, mais aussi ne pas obtenir, réside dans le fait qu'elle pose de façon révolutionnaire la question du pouvoir. En arrêtant les usines, les transports, de façon générale les moyens de liaison, les stations électriques, etc., le prolétariat paralyse par cela même non seulement la production mais également le gouvernement. Le pouvoir d'État reste suspendu en l'air. Il doit, soit dompter le prolétariat par la faim et par la force, en le contraignant à remettre de nouveau en mouvement la machine de l'État bourgeois, soit lui céder la place.

Quels que soient les mots d'ordre et le motif pour lesquels la grève générale a surgi, si elle entraîne les véritables masses, et si ces masses sont bien décidées à lutter, la grève générale pose inévitablement devant toutes les classes de la nation la question qui va être le maître de la maison.» (Trotsky Œuvres - Tome 5 p 18)


2 Octobre 2019

« Il nous faut prendre conscience des bouleversements en cours entraînés par les Gilets Jaunes. Le soulèvement actuel n'est pas prêt de finir et progresse même à toute vitesse car il est en train de tirer en avant tous les autres mouvements sociaux..

Il y a dans le sillage des Gilets Jaunes une montée vers « quelque chose », la construction des moyens d'une riposte globale. Toutes les luttes jusque là séparées, que ce soient les grèves économiques émiettées, les manifestations sur tel ou tel sujet, les journées syndicales d'action, les luttes écologiques ou féministes, les émotions liées à des scandales, etc, prennent toutes, peu à peu, le sens d'une marche générale pour une vie meilleure et dégager Macron et son monde pour y aboutir. Sous l'influence des Gilets Jaunes, l'ensemble des luttes actuelles forme peu à peu un tout.
C'est un danger mortel pour le régime de Macron et même pour le pouvoir des classes riches en général. C'est pourquoi ces dernières tentent de trouver des solutions de rechange à Macron au cas où il vacillerait, tout en amplifiant et accélérant le développement des idées racistes et réactionnaires afin d'essayer de diviser et casser la montée des classes populaires. Avenir meilleur ou barbarie. »

A lire sur la grève générale :Les leçons de la grève générale de 36 - Régine Vinon- L’Anticapitaliste


1er Octobre

A lire sur la grève générale; La grève générale, par Ernest Mandel


30 Septembre

Extrait de la résolution du Conseil Politique National du NPA (28-29 sept):

Des structures syndicales interpellent à juste titre leurs directions et/ou lancent des appels à la grève illimitée dans leur secteur à partir du 5 décembre.

Sans surestimer nos capacités, il s'agit bien de voir comment, à notre échelle, nous pouvons tenter de contribuer à ce que le 5 décembre, désormais dans le paysage, devienne un point de ralliement de la mobilisation contre la réforme des retraites, le point de départ d’une grève du touTEs ensemble, interprofessionnelle et illimitée. Ce que le gouvernement et, pour d'autres raisons, les bureaucraties syndicales, voudront à tout prix éviter.

La réussite du 5 décembre dépendra largement de la construction et du développement des mobilisations en cours, qui ne se résument pas à la seule lutte contre la réforme des retraites. D’autres dates intermédiaires s’imposeront peut-être, à l’image du samedi 16 novembre pour le premier anniversaire du mouvement des Gilets jaunes, qui seraient de précieux points d'appui pour la construction d’un mouvement d’ensemble.

Il s’agit d’impulser, partout où cela est possible, des cadres d’auto-organisation au travers desquels les salariéEs et les jeunes soient maîtres de leurs propres mouvements et non tributaires des manœuvres des bureaucraties syndicales.

Le NPA œuvre à ce que le plus grand nombre d’acteurEs agissent ensemble autour d‘objectifs concrets et, sans nier les désaccords qui existent, par la discussion et la confrontation des points de vue, contribuent à l’unité de notre camp social. L’objectif étant de tenter de regrouper et faire que des secteurs de travailleurEs en lutte (AG d’enseignantEs, inter-urgences, intergares, salariéEs de la RATP…), Gilets jaunes, collectifs locaux contre la réforme des retraites, fronts de lutte des quartiers (Comité Adama…), contre les violences policières, mouvements de la jeunesse, notamment pour le climat, des courants politiques, syndicaux (Front Social, équipes lutte de classe…) et associatifs déterminés à lutter contre Macron… se rencontrent et discutent d’une stratégie pour notre camp social, pour la convergence, contre la politique du gouvernement, et contre le « dialogue social ».

A lire sur la grève générale: 1968, 1995, 2018 : Quand le peuple se soulève -Ludivine Bantigny- vidéo


29 Septembre

A lire sur la grève générale: Leçons de la grève générale de 68 en France, par Jean-Marc B


28 Septembre

 Après la réussite de la grève du 13 septembre à la RATP et l’appel de l’intersyndicale à une grève illimitée à partir du 5 décembre, cette date serait un point de départ pour une grève reconductible dans certains secteurs. Plusieurs organisations syndicales ont d’ores et déjà déposé un préavis de grève reconductible à partir de cette date. Dès maintenant et sans faire l’impasse sur des dates de mobilisation en novembre, SUD éducation appelle les personnels à se mettre en grève le 5 décembre et à mettre en débat dans les assemblées générales sa reconduction, dans l’objectif de construire un vaste mouvement interprofessionnel.

  • Convergence des luttes à Montpellier pour la justice sociale fiscale et environnementale !

    Rendez-vous dimanche 29 septembre à 14 h 30 au Peyrou !

    L'union est le mot clés pour se faire attendre et que notre colère aboutissent aux réponses de nos revendications, un peuple uni ne sera jamais vaincu !

27 Septembre

  • LA BASE SYNDICALE SE RÉVOLTE ET SOUTIENT LES GILETS JAUNES

     "Notre syndicat n'accepte pas l'attitude de notre confédération vis à vis du mouvement des gilets jaunes.Nous refusons de les laisser seul à   se battre contre les mesures du gouvernement qui appauvrissent la grande majorité de la population et    remettent en cause notre modèle social.C'est pourquoi notre syndicat appelle à venir manifester en masse le samedi 5 octobre 2019 avec les gilets jaunes à 14h00 place de la révolution à Besançon"
    Syndicat Force Ouvrière conseil régional Franche Comté Bourgogne
·   24 septembre ·

  • FO APPELLE TOUS SES SYNDICATS DE TOUTES LES PROFESSIONS A ORGANISER DES ASSEMBLÉES GÉNÉRALES POUR PRÉPARER LA GREVE A PARTIR DU 5 DÉCEMBRE

       Grève RATP et transports en décembre : FO devrait rejoindre le mouvement

       Plusieurs syndicats ont déjà lancé un appel à la grève à partir du 5 décembre pour contester la réforme des retraites.

      Elle rejoint les cinq syndicats qui appellent à un mouvement de grève reconductible qui démarrera le 5 décembre prochain.

      GREVE DES ROUTIERS 2019 - Un appel a été lancé pour inciter les routiers à se mettre en grève le 5 décembre prochain. 

 

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