Nous ne demandons pas la lune… juste la terre !

Ils veulent nous voler nos vies, à coup de chômage, de remboursement d’une dette qui n’est pas la nôtre, de précarité, de mal logement et de mal vivre… Dénonciation enragée ou nouvelle société ? C’est l’heure.

 Par InfoCom CGT 

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Cette société, loin de nous protéger, nous met en danger…

Une seule mesure sanitaire générale a été prise contre la pandémie en cours, le « confinement ». 

Cette mesure unique repose exclusivement sur le peuple et son consentement à respecter l’assignation à résidence, malgré les cruelles inégalités de logement et de pouvoir d’achat.

 

Malgré la peur.

Sinon, rien, sauf la pénurie.

Pénurie des masques et des tests de dépistage, ce qui a causé le confinement.

 

La pénurie continue.

Les médicaments, traitements et vaccins du Covid 19 sont l’objet d’une bataille mondiale pour les brevets que se disputent des trusts pharmaceutiques au pouvoir plus grand que les États.

La Santé, une marchandise à outrance, pour eux.

La toute-puissance des labos se combine avec la formidable régression démocratique et sociale générée par l’état d’exception sanitaire.

Sous le masque de la « loi n° 2020-290 du 23 mars 2020 d’urgence pour faire face à l’épidémie de covid-19 » (et ses prolongements), sans justification sanitaire, des centaines de mesures ont été prises par ordonnances et décrets, concernant la justice, la police, le temps de travail, les congés payés, le secret du dossier médical, la numérisation généralisée, la sécurité sociale, l’immigration …

 

Un pur effet d’aubaine. Nous nous sommes protégés tous seuls

Les manifestations de la solidarité pendant l’assignation à résidence montrent l’énorme richesse potentielle d’un peuple déterminé à agir par l’entraide.

Ce sont les forces survivantes des anciennes époques qui ont supporté le poids de la crise :

  • l’hôpital public, malade d’être traité comme une entreprise, au bord de la rupture, a trouvé les ressources humaines pour montrer son engagement à soulever des montagnes.
  • les services publics et les personnels au service
    du collectif.
  • la sécurité sociale sert de barrière fondamentale
    au glissement général vers la misère.
  • l’assurance chômage relève de la même ligne de vie, et avec elle les aides sociales sous toute forme.

Les syndicalistes, représentants du personnel, malgré mille obstacles au fonctionnement des CSE, des Prud’hommes et des mandats électifs, ont prouvé leur utilité au cœur de la déferlante des ordonnances tournées contre le temps de travail, les congés et pour le chômage partiel.

Si « Société » prend le sens d’une communauté, d’une collectivité, d’un corps social délimité par une Nation, alors cette société-là n’est pas la nôtre et nous n’y sommes pas associés.

Le patronat, au moyen de son gouvernement, fonce dans la reprise à tout prix, au prix du droit des salariés, malgré l’évidente démonstration qu’une société sans Travail ni travailleuses et travailleurs n’est rien.

Alors, à quelle société pouvons-nous nous associer ?

 

Leur société se relance par la stratégie du choc

Qui va payer en dernier ressort le « chômage partiel », en réalité un transfert du versement des salaires vers la Collectivité, supporté d’ordinaire par les employeurs 

Quel contrôle sur ces capitaux aux sommes colossales, distribués aux propriétaires des entreprises sans contrepartie exigée par l’État ? Ni en termes de sécurité sanitaire et de garantie d’emploi, ni en termes d’engagements sociaux et environnementaux ? 

De grands groupes, pleins aux as, tels LVMH et Kering, bénéficient dans plusieurs pays de mesures analogues.

Tous naviguent dans les eaux troubles des paradis fiscaux.

 

Tous préservent les dividendes et les profits. 

La stratégie du Choc ?

Le Choc ? Un formidable chantage à l’emploi. 

Le Choc ? Le patronat l’a formulé : rien ne doit faire obstacle au redémarrage de l’économie, ni santé ni salaires ni emplois.

Le Choc ? Il repose sur la peur de perdre son emploi.

Le Choc ? C’est ce mensonge : « plus vite on redémarre, plus vite on épongera les pertes ». Les pertes de qui ? Avant, qui perdait quand les profits et les dividendes s’accumulaient ?

Le Choc ? Il sert à masquer une grande dépression dont les signes existaient bien avant la pandémie.
Le virus a bon dos.

 

On joue, ensemble, à fond la carte de l’entraide et de la fraternité ?

Drôle d’ambiance d’après confinement… La peur est là, et on ne sait si la plus grande concerne l’emploi, la santé, ou la bascule dans la pauvreté.

Une certitude, cependant : l’état d’exception sanitaire, prolongé pour l’heure jusqu’au 10 juillet comporte des mesures à vocation définitive :

  • l’éradication des droits des salariés.
  • la dispersion des salariés par le travail à domicile.
  • l’offensive contre la durée légale du temps de travail.
  • la mise en cause du salaire, remplacé par des prises de participations à l’entreprise.
  • la représentation des salariés est expulsée des mesures de redémarrage.
  • le chômage va suivre l’arrêt progressif du « chômage partiel ».
  • la CFDT est l’idiot utile au pouvoir.

Y a-t-il une manière de résister ? 

Oui, l’action collective.

Elle n’est possible que dans un climat de respect,
de fraternité et de bienveillance. Il y a eu un confinement de la haine, il peut y avoir un déconfinement de haines cuites avec une tactique du bouc émissaire. 

Quelle action ?

La bataille au quotidien, pour survivre dans cette phase de dépression économique, bien sûr.

Mais elle n’est possible qu’à la condition expresse de donner du sens au mot « société ». Elle menace ruine.

Recommencer comme avant conduit au chaos actuel, éviter une nouvelle catastrophe, voilà qui devient du domaine syndical.

À condition d’y apporter le poids de notre conviction dans nos actions. Il s’agit moins de dessiner
en chambre la silhouette de la nouvelle société, ou chanter les louanges d’un passé glorieux, celui
des Jours Heureux.

Tout a changé mais pour eux rien ne doit changer. Leur devise ? « Intérêt et Capital, foi de libéral ».

 

La nôtre ?

Il n’y a pas de revendications magiques, fédérant par miracle tout un peuple maltraité, pas plus qu’il n’y a une hiérarchie pré-établie de revendications soigneusement référencées en catalogue.

Nous voulons une société protectrice de l’espèce humaine, dont les besoins seront satisfaits de manière égale, dont le rapport à l’environnement sera l’une des mesures fondamentales.

Nous voulons une société où le respect de chacune et chacun établira que rien n’est plus précieux que chacun de ses membres pris comme partie prenante d’une communauté qui délibère librement et décide collectivement.

Nous voulons une société où parler de fraternité ne fera plus hausser les épaules, mais sera autant prise au sérieux que pendant les premières années de la Révolution française.

Si nous sommes bien convaincus de cela, le reste, tout le reste, deviendra facile. 

Mais commençons par le commencement : le but. Il n’est pas de survivre, il y a la CFDT pour ça, et fonctionner comme machine à broyer l’espoir.

Ils veulent nous voler nos vies, à coup de chômage, de remboursement d’une dette qui n’est pas la nôtre,
de précarité, de mal logement et de mal vivre… 

Dénonciation enragée ou nouvelle société ?

C’est l’heure. 

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