Les jeunes n'ont pas à payer la crise! Il faut des places et des moyens!

«Nous appelons aussi à se joindre à la journée de grève et de manifestation du 17 septembre, contre la casse de nos droits, de nos conditions d’études, de travail et de vie, et à la tenue d’une Assemblée générale au sein de l’université.» Communiqué des organisations de jeunesse de Nanterre.

UNEF - TACLE : Tendance Action Collective et Luttes Etudiantes

Luttons contre la précarisation de la jeunesse !

Pendant le confinement, parmi les étudiant-e-s qui travaillent, c’est à dire 1 étudiant-e sur 2, 36% ont interrompu leur activité rémunérée, entraînant en moyenne une perte de 274 € par mois. De même pour les étudiant-e-s boursier-e-s ou en Cité U, qui, en plus de subir une perte de revenu ou l’isolement, ont dû faire face à des désagréments comme récemment avec les nombreuses coupures d’électricité à la Résidence de Nanterre. Nous exigeons des moyens d’ampleurs financiers et matériels pour lutter contre la précarisation de la jeunesse !

Cette précarisation est d’autant plus vrai pour les étudiant-e-s étranger-e-s, dont 47% indiquent avoir eu des difficultés financières plus importante qu’en temps normal. Nos organisations exigent que la hausse des frais d’inscription pour les étudiants étrangers soit abrogée. Nous réclamons l’égalité des droits entre tou-te-s les étudiant-e-s !

A l’heure du COVID, refusons la sélection au cours de nos études : exigeons le maintien de la compensation et des rattrapages !

Face à la précarisation de la jeunesse, il faut renforcer les dispositifs qui permettent d’éviter l’échec de masse, comme le droit à la compensation et aux rattrapages. En février dernier, l’ancienne Présidence a fait supprimer une série de droits étudiants essentiel pour garantir la réussite. Elle a supprimé le droit aux rattrapages dans toutes les filières, la compensation intégrale entre les matières, les semaines de révisions, parmi d’autres droits. Ces droits là constituent des “filets de sécurité” pour les étudiant-e-s.

A l’heure où la crise rend plus difficile la possibilité de poursuivre ses études, la suppression de ces droits aura comme conséquence de pousser à l’échec plein de jeunes, et donc d’accentuer la sélection au cours de la licence. Nous exigeons le maintien de tous ces droits !

Pour faire face à une rentrée “COVID-19” : augmentons les budgets des universités ! Créons des places et, inscrivons les sans-fac!

Depuis cet été les sans-facs se mobilisent activement pour exiger que des places soient ouvertes. Cette année, nous connaissons un taux de réussite record au baccalauréat, et pourtant, aucune nouvelle places n’a été créée dans les facs. Comme tous les ans, de nombreux-ses jeunes font face aux conséquences de la sélection et sont, à la veille de la rentrée, sans affectation à l’université. Nos organisations soutiennent les sans-facs et exigent à Monsieur Gervais-Lambony que ceux-ci soient inscrit-e-s de toute urgence !

Les moyens ne sont pas mis pour répondre aux besoins de la rentrée. A Nanterre et dans toutes les facs, on pourrait avoir une rentrée 100% en présentiel, avec masques gratuits, gel hydroalcoolique et toutes les mesures sanitaires nécessaires. Le SNESUP-FSU, principal syndicat des enseignants, calcule qu’il faudrait un plan d’urgence de 900 millions € pour l’année 2020-2021 avec le COVID pour tenir au mieux la rentrée. Soit l’équivalent de 1% du coût du plan de relance pour les grandes entreprises de 100 milliards annoncé par Castex, premier ministre. Nous exigeons la mise en place de ce plan d’urgence et l’augmentation pérenne du budget pour les universités, afin de maintenir une rentrée 100% en présentiel en garantissant le respect des gestes barrières et des mesures sanitaires !

Nous nous joignons à l’appel de leur assemblée générale à un rassemblement lundi 7 septembre, à l’occasion du Congrès de l’Université, devant le bâtiment A, à partir de 8h30, et invitons les étudiant.e.s et le personnel de la fac de Nanterre à y venir nombreux.euses. sera la première occasion pour porter toutes ces revendications !

Nous appelons aussi à se joindre à la journée de grève et de manifestation du 17 septembre, contre la casse de nos droits, de nos conditions d’études, de travail et de vie, et à la tenue d’une Assemblée générale au sein de l’université.

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