Aujourd'hui Bruxelles est la capitale de la Catalogne !

Des dizaines de milliers d'indépendantistes remplissent Bruxelles de jaune pour réclamer la libération des prisonniers.

7 déc 2017 - Site NPA 34

45 000 (chiffre de la police belge) !

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"Wake up Europa, democracy for Catalonia [Réveille-toi, Europe, démocratie pourCatalunya]" tel était le mot d'ordre de la manifestation.

Carles Puigdemont, dans son discours devant les manifestant-es, a interpellé le président de la Commission Européenne, Jean-Claude Juncker, en ces termes : "Ces manifestants n'apportent pas leur soutien à des criminels mais à des démocrates" !

Marta Rivera, numéro 2 sur liste des candidat-es de l'ERC aux prochaines élections, a lu un message de Oriol Junqueras, vice-président de la Généralité et tête de liste, toujours en prison, qui "appelle à voter le 21 décembre comme il a été voté le 1er octobre (au référendum d'autodétermination".

De son côté, Joan Coma, pour la CUP, a critiqué la "passivité" et la "complicité" des institutions européennes "avec la violence de l'Etat espagnol". Il a également exigé la "libération de tous les prisonniers politiques".

La réponse de Frans Timmermans, le vice-président de la Commission Européenne, aura été une claire fin de non-recevoir adressée aux demandes de l'ANC et de l'Omnium, organisateurs de la marche, que l'UE révise sa position et favorise un dialogue bilatéral entre le Gouvernement Central et la Généralité : "On peut s'opposer à la loi, a-t-il déclaré, on peut changer la loi mais on ne peut pas ignorer la loi"...

Les manifestant-es, qui ont donné des airs festifs à leurs revendications de libération des prisonniers politiques, ont chanté l'hymne national de la Catalogne, Els Segadors, mais aussi l'Estaca du chanteur Lluis Llach qui, à la fin du franquisme, avait acquis le statut d'hymne antidictatorial ! Splendide raccourci politique sur la dette maintenue de la démocratie espagnole avec un passé dont elle n'a pas, au sens strict du mot, rompu. Lire ici


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Constitution. Ce que peut Podemos...

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 Hier, Pablo Iglesias saluant Ana Pastor, la présidente (Parti Populaire) du Congrès des Député-es, lors de la séance d'hommage à la "Constitution 155" (1)...

... et ce qu'il ne peut pas : rendre visite aux prisonniers politiques catalans !

Hier 6 décembre était la fête d'anniversaire et d'hommage à la Constitution  (39 ans !) qui, comment l'oublier, compte, entre autres trésors démocratiques, un certain article 155 ...

Tous les partis politiques, hormis les partis nationalistes basques et catalans, s'étaient donné rendez-vous à la séance du Congrès consacrée à l'événement... Pablo Iglesias, pour Podemos, était donc de la fête. Voici ce qu'en dit une des plumes les plus avisées de La Vanguardia : 

"Cette fois-ci, Pablo Iglesias, le secrétaire général de Podemos, était là. Iglesias avait déjà participé à la cérémonie du 6 décembre 2015, quand il n'était pas encore député. Sa présence hier au Congrès indique que Podemos est aussi en train de revoir, d'urgence, son plan de navigation. Son adhésion à l'Espagne plurinationale et sa défense d'un référendum en Catalogne est en train de lui coûter cher. Sans renoncer à ses postulats, le leader de Podemos a voulu prendre place hier dans la photo constitutionnelle. Il y a un jour où les partis de combat éprouvent le besoin d'apparaître des partis d'ordre. Pablo Iglesias est peut-être en train de redécouvrir Santiago Carrillo, Jordi Solé Tura et et le sens  des compromis chers à l'eurocommunisme des années 70." Lire ici

(1) Pour avoir une vue complète du positionnement de Podemos, il convient d'avoir en tête qu'il est partisan d'une réforme constitutionnelle, en particulier de son article 155, qu'il demande la libération des dirigeants catalans emprisonnés... Reste que le geste "participatif" d'hier est révélateur d'une hiérarchie reléguant à un second plan le geste "contestataire" à moins qu'il ne mette plus que jamais au jour l'aporie podémite d'une participation systémique antisystème...

Le coup de la CUP à Girona...

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 La CUP de Girona a rebaptisé la place de la Constitution place du 1er octobre en hommage aux milliers de personnes qui ont rendu possible le référendum du 1er octobre.

Les "cupaires" ont ainsi anticipé sur la séance du Conseil municipal du 18 décembre qui a mis à l'ordre du jour ce changement de nom. Lire ici

L'image du jour

La politisation de la justice

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