Le point sur la situation : Un "tous ensemble" mais lequel ?

Par le Front Social

8 Mars 2018

Depuis novembre 2017, les directions politiques et syndicales opposées à Macron sont totalement absentes du point de vue des initiatives.

C'est donc la base des salariés et des militants qui a relancé la lutte fin janvier, début février de manière quasi simultanée avec la grève des agents des Ehpad, des étudiants, lycéens et enseignants, des paysans, des motards et jusqu'aux gardiens de prison.

En février 2018, on a dénombré, entre autres, 92 journées d'actions nationales ou régionales ou dé partementales catégorielles. Les luttes et l'idée du "Tous ensemble" sont donc réapparues encore plus fortement, ont été mises à l'ordre du jour et indépendamment des directions traditionnelles.

Cette pression populaire a donc mis plus que jamais à l'ordre du jour le "tous ensemble". Il est maintenant dans les bouches de toutes les organisations y compris la direction de la CGT qui propose de le construire.... tout en ne le faisant pas.

Les initiatives des 15 mars et des 22 mars en sont l'illustration ; Ehpad et retraités d'un coté, fonction publique et quelques autres de l'autre avec des directions syndicales cheminots dont on ne sait pas ce qu'elles proposent sinon pour le moment de dialoguer avec le gouvernement malgré l'ampleur des attaques, tout en centrant leur éventuelle riposte sur des questions corporatistes de statut ; avec comme seule tentative de lien, celui avec les étudiants et lycéens.

Le privé est totalement oublié et bien sûr ce sont des journées sans suite, sans plan de bataille, sans feuille de route, sans que personne ne sache où on va, ce qu'on construit. Bref la même machine à perdre qui nous a menés à l'échec en 2016 et 2017 se met de nouveau en marche...

Beaucoup le comprennent et en ont marre. Les luttes ne manquent pas. Il manque notre capacité à nous unir pour construire la riposte.

Alors le moment est venu de donner une expression organisée à tous ceux qui, parmi la population, salariés, chômeurs, paysans et les militants, en ont ras-le-bol de l'absence d'une riposte à la hauteur des attaques de Macron et de construire cette riposte nous-mêmes. Nous commencons à être suffisament nombreux pour pouvoir l'envisager concrètement.

Ils nous faut construire nous-mêmes une feuille de route pour bâtir cette puissante riposte dont nous avons besoin pour gagner.

Le Front Social propose de s'engager sur cette voie.

Il faut bien sûr participer de toutes nos forces aux 15 et 22 mars et à toutes les initiatives. Mais il faut y aller avec la volonté d'échapper à l'engrenage qui va nous mener probablement ensuite à un premier mai fort puis à un automne chaud, etc, etc, bref à la défaite assurée.

C'est donc la signification de l'AG du 7 avril qui doit être la première étape où nous pouvons commencer à prendre en main notre destin, jeter les premières pierres d'une feuille de route d'un tous ensemble pour enfin gagner.

https://www.frontsocialuni.fr/le-22-mars-mettons-nous-sur-.../

https://www.facebook.com/events/148256822511855/

Edito du Front Social à diffuser dans les manifestations du mois de mars, et partout où cela est possible 

15 MARS, 22 MARS, C’EST BIEN, ON Y SERA DE TOUTES NOS FORCES... ... ET APRÈS, ON FAIT QUOI ?

CONSTRUISONS COLLECTIVEMENT LE "TOUS ENSEMBLE"

RENDEZ-VOUS LE 7 AVRIL POUR LE METTRE EN OEUVRE

Nous le savons bien, le problème va bien au delà du piétinement du statut des cheminots ou du blocage de l'indice du point. Nous sommes toutes et tous touchés par la politique de Macron, la plus violente et la plus répressive jamais mise en oeuvre depuis des décennies.

Des hôpitaux aux ehpad, des écoles aux universités, du blocage des salaires aux licenciements en masse, du droit aux soins au droit à la retraite, du droit à l'éducation ou à la protection contre le chômage, du droit au travail comme au logement, le massacre libéral n’épargne personne.

Et pourtant en 2010 sur les retraites, en 2016 et 2017 contre la destruction du Code du Travail, en 2018 encore nous étions et nous sommes majoritaires, dans la rue et dans l’opinion. Ce sont nos ennemis qui sont minoritaires, ces 40 milliardaires qui dictent sa conduite à un pantin le plus mal élu de la Ve République.

Et cependant nous perdons.

QU'EST-CE QUI NE VA PAS ?

Nous sommes plus forts quand nous sommes rassembléEs dans une même action, pour un même but, au même moment.

Pourtant la machine à perdre est de nouveau en marche si nous nous contentons de journées d’actions réduites à des manifestations divisées et fragmentées dans le temps et sur le territoire.

Nous produisons tout, faisons tout, nous sommes les plus nombreux, les grèves et les luttes abondantes témoignent d'une combativité forte mais nous n'arrivons pas à nous unir.

REGARDONS LES CHOSES EN FACE

Nous sentons bien que nous sommes à un tournant. Si nous continuons à déléguer nos responsabilités à la machine à perdre, nous allons à une défaite aux longues conséquences.

Nous avons, toutes et tous, une part de responsabilité dans la construction de l’union pour gagner ensemble. Exerçons cette responsabilité !

S’unir pour ne plus subir, c’est un objectif concret, immédiat, possible.

ADOPTONS ENSEMBLE NOTRE FEUILLE DE ROUTE POUR GAGNER

Pourquoi le 7 avril ? Il s’agit d’établir une feuille de route vers la victoire. Voilà l’objectif de l'Assemblée des assemblées, l'AG des AG, organisée par le Front Social, avec tous ceux qui ne veulent pas subir sans réagir et qui veulent mettre toute leur intelligence et leurs forces à le construire.

Pour que Mai 2018 soit le printemps de nos luttes, réussissons le 7 avril.

LE 7 AVRIL, RÉUNISSONS-NOUS, ADOPTONS ENSEMBLE NOTRE FEUILLE DE ROUTE POUR GAGNER
Tout est encore possible, tout dépend de nous.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.