La présidence de Nanterre passe des mensonges aux violences

UNEF Tacle Nanterre


Nous dénonçons fermement les violences commises à l'encontre des sans-facs et leurs soutiens ! Alors que nous cherchions à empêcher la tenue de la CFVU afin d'attirer l'attention de la Présidence sur la problématique des sans-facs, les vigiles sont très brutalement intervenus pour nous empêcher de le faire. Certain-e-s d'entre nous avons était frappé-e-s, jeté-e-s à terre, étranglé-es et menacé-e-s verbalement. Nous tenons à pointer la responsabilité de la Présidence : elle met en danger les vigiles en les poussant à intervenir brutalement, c'est ce qui a mené au malaise d'un d'entre eux. Les vigiles ne sont pas des policiers, ils n'ont pas à jouer un rôle répressif ! De même, la Présidence est responsable des attaques physiques et verbales commises à notre encontre.

La Présidence joue la carte de la tension et du conflit, alors qu'il suffirait de renouer le dialogue. C'est pour exiger un cadre de discussion et un meilleur traitement des dossiers que nous avons mené l'occupation de la semaine dernière et le blocage de la CFVU du 7 octobre. C'est ce que demande la FSU dans sa lettre et l'intersyndicale départementale du 92 (CGT, Solidaires, FSU), qui se sont proposés pour faire la médiation dans le cadre de négociation.

Nous dénonçons les agissements de M. Fouque (vice-président du CA) qui, au côté des vigiles, s'est attaqué physiquement à certaines de nos camarades. Nous dénonçons les deux agressions de M. Morvan, chef de la sécurité, qui à deux reprises lors de l'occupation, a tenté de plaquer un élu CFVU et a repoussé dans les escaliers donnant aux issues de secours une élue CUFR de l'UNEF, alors que la situation était calme. Nous dénonçons les propos de M. Balaudé (tweet du 6 octobre) qualifiant les syndicalistes et élu-e-s de l'UNEF de « quarteron factieux », référence directe à la déclaration de De Gaulle au putsch de généraux en Algérie en 1961.
Nous examinons les possibilités de porter plainte.

Nous démentons toutes les accusations de violence. Ce n'est pas la première fois que la Présidence tente de nous présenter comme des « extrémistes violent-e-s » aux yeux de la communauté universitaire. En mai 2019, Mickaël et Victor ont été relaxés de la section disciplinaire après avoir été faussement accusés de violences par des membres de la Présidence, dans le cadre de mobilisations étudiantes.

Ce ne seront pas les fausses accusations, les vigiles, les huissiers ou d'autres moyens d'intimidations qui régleront la situation des sans-facs. Ça ne pourra se faire que par un cadre de négociation avec la Présidence : c'est ce que nous proposons. D'autant plus que la Présidence sait que le nombre de problèmes d'inscription est bien inférieur à 300 compte tenu des désistements de certain-e-s sans-facs.

Lorsque l'on parle des sans-facs, on parle pour la plupart de jeunes issu-e-s des quartiers populaires, en reprise d'études ou des étudiant-e-s étranger-e-s. Ils ont candidaté de partout et ils ont été refusé-e-s partout. Nous n'acceptons pas cette situation où les sans-facs subissent les conséquences de la sélection sociale imposée à l'entrée de l'Université. La présidence doit arrêter de les ignorer et œuvrer pour que l'on puisse trouver des inscriptions. Nous sommes ouvert-e-s à toute proposition comme nous l'avons formulé hier et nous pensons que c'est cette démarche qui réglera la situation.

Etudier est un droit pas un privilège !

© UNEFTACLE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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