Le pouvoir en échec total. Beaucoup espèrent une grève générale maintenant

Macron va parler, mais que va-t-il dire : reculer de façon significative, ou s’enfoncer dans l’état de siège. Ce qui l’obligerait à reculer, à partir, ce serait le relai d’une grève générale. C’est bien ce à quoi il nous faut travailler.

 9 décembre 2018 par Info’Com-CGT

1. Le pouvoir a échoué à interdire les manifestations.
La réponse de Macron n’a été que policière. Il s’agissait d’empêcher de manifester. Les appels à ne pas manifester ont été relayés sur le terrain par des unités qui avaient consigne d’arrêter, de fouiller, de dissuader, puis de gazer et d’empêcher les rassemblements.

2. L’exécutif ne dispose plus d’aucune marge de manœuvre.
Il a fait un pas de côté, ce qui a été interprété comme la possibilité de le faire reculer beaucoup. Désormais, il joue la division entre celles et
ceux qui acceptent le cadre d’un dialogue social plus que gazeux et manœuvrier, et celles et ceux qui estiment, vu l’ampleur des revendications, que c’est le moment de gagner.

3. Le mouvement porte un rejet du système de représentation perçu comme spoliateur.
Les institutions syndicales se sont rangées, ensemble, par une déclaration commune signée au siège de la CFDT, du côté de l’appel du pouvoir à des négociations dont on sait qu’elles tournent sur les seules exigences du patronat, des riches et de leur pouvoir. Si bien que l’intégralité du jeu institutionnel est hors jeu.

4. La possibilité existe de lancer un mouvement général
Macron va parler, mais que va-t-il dire : reculer de façon significative, ou s’enfoncer dans l’état de siège. Ce qui l’obligerait à reculer, à partir, ce serait le relai d’une grève générale. C’est bien ce à quoi il nous faut travailler.

LE MOUVEMENT ACTUEL, UNE RÉVOLTE DE LA DIGNITÉ DE CELLES ET CEUX QUI VIVENT UNE VIE VOLÉE PAR LES RICHES, MÉRITE BIEN UNE GRÈVE GÉNÉRALE.

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