Macron ne touche pas les profits des employeurs mais va frapper les contribuables

J'ajoute que la défiscalisation des heures supplémentaires, mesure conçue par Sarko, améliore la flexibilité pour le capital, tout en faisant peser encore plus de chômage sur les travailleurs, ce qui a pour conséquence la pression sur les salaires de tous. La seule issue, c'est le partage du temps de travail et des richesses. Pour cela, il faut la grève générale, et une révolution sociale.

11 décembre 2018  — Info’Com-CGT

1 – Hausse de 100 euros pour les salariés payés au Smic « sans coût supplémentaire pour les employeurs ». Il ne s’agit pas de hausse du SMIC mais de la prestation sociale nommée prime d’activité, +70 euros.
Il s’agirait d’une accélération de l’augmentation prévue en 2020 et 2021 de la prime d’activité, qui viendrait s’ajouter à la hausse légale prévue au 1er janvier. il n’y aura pas d’impact sur les autres salaires de cette hausse de 100 euros.

2 – Heures supplémentaires défiscalisées. Cette mesure ne concerne que 40,3% des salariés, ceux qui réalisent des heures supplémentaires. Les autres 60 % des salariés paieront pour cette minorité, sans voir leur pouvoir d’achat évoluer.

3 – Les employeurs pourront verser, là aussi sans fiscalité, une prime exceptionnelle non obligatoire mais volontaire. Elle serait donc limitée aux entreprises qui « le peuvent » ou le veulent. L’impact sur le pouvoir d’achat a ainsi toutes les chances d’être fantomatique.

Des incertitudes sur le financement des mesures

4 – Hausse de 1,7 point de la CSG pour les retraités ayant des revenus fiscaux de référence compris entre 1 200 et 2 000 euros.
Attention : c’est bien le revenu fiscal de référence qui sera pris en compte, et non les pensions. Il est donc possible que des retraités touchant une pension de 2 000 euros mais ayant d’autres revenus ne bénéficient pas de cette mesure. Dès lors, ils paieront bien à la fois la hausse de la CSG et la désindexation. Ces retraités « riches » paieront ainsi le prix fort.

Le gouvernement n’est pas revenu pour autant sur la faible hausse prévue en 2019 de toutes les pensions (0,3 %, alors que l’inflation prévue dans le projet de loi de finances est de 1,3 %). Dès lors, les retraités ayant des revenus de moins de 2 000 euros verront cependant leur pouvoir d’achat amputé de cette désindexation pour 2019 et 2020.

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