Effondrement boursier pour février, après les prises de bénéfice

Mon complice Samines, membre comme moi du Collectif L’Actu en Continu, m’a autorisé à rendre public ses commentaires aussi lucides que savoureux lors d’un échange privé ce jour.

Source: Samines

La déconnexion économie réelle / indicateurs financiers est totale. "Les indicateurs n'indiquent plus rien", les cours sont entièrement pilotés par les Banques Centrales. L'Allemagne et la Turquie se sont joints à la Russie et la Chine (ainsi que Rotschild et Rockfeller) pour acheter de l'or en masse pendant que la BRI manipule les cours pour éviter qu'il ne flambe (signal catastrophique). Il n'y a presque plus personne pour jouer en bourse (https://www.youtube.com/watch?v=loeYcmK3JS4). 

Tout se passe comme si tout le monde savait que l'effondrement est inévitable sans vraiment savoir quand "ça va se passer", donc on prend ce qu'on peut tant qu'on peut, mais on garde du cash et de la liquidité et on privilégie le placement physique type or/immobilier.

Au passage: Macron, non seulement est une belle ordure, mais en plus est un crétin. Flinguer tous les amortisseurs sociaux à l'aube d'une crise économique, au-delà du fait que c'est scier la branche sur laquelle on est assis en mettant des centaines de milliers de gens à la rue (mais il est sans doute certain de l'effet repoussoir du RN) c'est aussi l'assurance de mouvements sociaux qui vont ratisser beaucoup plus large que les clivages politiques habituels, sociaux ou CSP. 

Les municipales pourraient apporter des surprises, d'ailleurs : LREM patauge dans le semoule faute d'avoir un cerveau pour penser. Si, comme c'est probable, LREM se ramasse aux municipales, ça va tanguer. C'est la presse qui va faire les prochaines élections. La presse, c'est quelques milliardaires investisseurs. Que certains investisseurs (américains) qui croyaient faire une bonne affaire ne croient plus en lui, et il perd le soutien de la presse et ne fait pas plus de 5 ou 6% au premier tour des prochaines présidentielles. 

Mon pronostic : retournement de tendance en février après les prises de bénéfice et les premières publications prévisionnelles pour 2020. Tout le monde de précipite sur la dette souveraine pour anticiper sur la chute/stagnation des cours boursiers => pas assez de liquidité rendues disponibles par les banques =>  hausse des taux => faillites en série (zombies)  => et là....tout est possible. 

Et voici un complément quelques heures plus tard:

Un petit entrefilet sur La Tribune, citant J. Powell avant qu'il ne parle (donc en clair on a le texte du blabla avant le blabla...étrange coutume qui en dit long sur ce qui est attendu par le blablateur : un peu comme chez nous pour une réforme : on lance l'idée par voie de presse, on regarde ce que ca donne et regarde ensuite les points sensibles. Là-bas, on lance le texte à dire, on regarde ce que fait le marché et on en conclut ce qu'on veut).

Donc, déjà, cet entrefilet  : Une "expansion soutenue" de l'économie probable, dit Powell.

Les voyants sont au mieux à l'orange et au pire au rouge concernant l'économie américaine. Au mieux une croissance très ralentie, au pire une récession (tout dépend de ce que l'on mesure). Le Dow industriel monte mais le Dow transport ne bouge pas ou recule. En d'autres termes, on vend de plus en plus mais ce sont des trucs qui n'ont pas besoin d'être transportés ?

Bien sur que non : strict effet des politiques monétaires qui provoque une inflation des actifs boursiers. L'économie américaine stagne, au mieux. Et tout le monde le sait, et ca commence à se voir (***). Powell claironne "Ne vous inquiétez pas", mais lis bien les derniers mots de la dernière phrase de l'entrefilet : "../....dont les propos n'ont provoqué aucune réaction sur les marchés financiers.". La fin de l'influence des déclarations de Powell sur les indices américains approche. Seules, maintenant, les déversements de liquidité pourront maintenir le niveau de valorisation. Alors tout le monde va gentiment attendre de prendre ses bénéfices, en Janvier. Bénéfices que la Fed va s'attacher à entretenir : ils sont coincés donc il va alimenter le marché. Et c'est après les prises de bénéfices qu'il faudra regarder ce qui se passe de très près.

.(***) : C'est le jour ou tout le monde saura que tout le monde le sait que tout va s'écrouler. Pour l'instant "on" le sait mais "on" n'ose pas le dire trop fort. Lorsque l'impuissance des banques centrales sera avérée, Les marchés vont s'effondrer. Le média qui donnera le "La" sera peut-être "The Economist", le journal libéral et conservateur...très proche de Rothschild. Ce sont eux que je surveille depuis quelques jours

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.