Edouard Philippe a écrit et déclaré qu'il veut casser les retraites

Le premier Sinistre s'est pris les pieds dans le tapis dans son discours sur les retraites, en faisant la démonstration lui-même qu'il voulait les casser.

 Dans son discours de mercredi soir devant de CESE, Edouard Philippe a déclaré:

"Je veux d’abord confirmer à nos forces de sécurité intérieures que ceux qui sont exposés à des fonctions dangereuses dans le cadre de missions régaliennes, comme les pompiers, les policiers, les gendarmes, les gardiens de prison et bien-sûr les militaires, conserveront le bénéfice des dérogations d’âge. Par ailleurs, les gains représentés par les bonifications de durée qui existent dans ces régimes seront préservés dans le futur système universel, ce qui permettra de maintenir des niveaux de retraite comparables aux pensions actuelles.

Je veux ensuite prendre des engagements fermes vis-à-vis des enseignants pourqui, j’ai déjà eu l’occasion de l’indiquer, une application mécanique des nouvelles règles ferait perdre une part significative de leur future pension. Je le dis tout net : il serait inacceptable que les enseignants perdent le moindre euro de pension. Et cela ne se produira pas."

Il annonceselon ses propres termes, des dérogations, bonifications, pour les forces de sécurité ou application non mécanique des nouvelles règles aux enseignants, et affirme ce qui permettra de maintenir des niveaux de retraite comparables aux pensions actuelles, 

C'est l'aveu que pour tous les autres français, la réforme ne maintiendra pas des niveaux de retraite comparables aux pensions actuelles.

Il le fera de bien des façons, en calculant la retraite sur l'ensemble des années, et non pas les 25 meilleures, en décidant du taux de conversion de la cotisation en points, en décidant du point, et toute autre disposition qu'il fera voter par une Chambre de godillots.

Et l'on sait à qui profitera le démantélement progressif du système de retraites, comme celui de la santé, de l'éducation, de la SNCF, et toute autre service public: aux profiteurs milliardaires qui l'ont fait roi, avec le fric, et pour le fric.

 

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