Les fachos, protégés par les flics de Macron et Balaudé, jetés de Nanterre !

Aujourd'hui se tiennent à Nanterre les élections des représentant-e-s étudiant-e-s au conseil d'administration et au conseil académique de la ComUE Paris Lumières. Fachos et flics : hors de nos facs !

© UNEFTACLE
Source : UNEF -Tacle

Une organisation d'extrême-droite, la Cocarde étudiante, qui prétend s'implanter à Nanterre depuis la rentrée, y présente une liste. Son programme est clair : dénoncer les luttes étudiantes et les organisations militantes, en particulier l'UNEF, dénoncer les luttes féministes, antiracistes ou anti-LGBTIphobie, défendre une université élitiste et fermée à la majorité de la jeunesse et des classes populaires. Il ne s'agit pourtant que de la partie visible de son orientation, car de nombreux membres de la Cocarde étudiante sont également des militants de la droite identitaire et de l'extrême-droite, des défenseurs d'Éric Zemmour, des manifestants de la Manif pour tous, des proches de Marion Maréchal Le Pen... Et des habitués du passage à tabac des militants et militantes progressistes, notamment dans les universités.

Hier, ils s'en sont pris à un militant de l'UNEF et de la TACLE, Selim, le blessant au visage tout en proférant des insultes racistes.
N'ayant honte de rien, ils ont osé revenir ce matin diffuser leur propagande nauséabonde. Mais, alertés par des militants et militantes de la fac, des dizaines d'étudiant-e-s se sont rassemblés face à eux pour leur signifier qu'ils devaient partir.

La Cocarde étudiante n'était cependant pas venue qu'avec des tracts : ses membres ont alors sorti des matraques et des gazeuses !
La direction de l'université, loin de dénoncer la présence de l'extrême droite sur le campus, a fait appel aux forces de l'ordre... Qui se sont placées devant la Cocarde, pour la protéger !
Face à un rassemblement antifasciste qui grossissait sans cesse, les nervis d'extrême-droite ont fini par quitter le campus.
Ont-ils enfin compris que jamais leurs idées racistes, xénophobes, sexistes, homophobes et anti-sociales n'auraient de place à Nanterre ?
Nous l'espérons en tout cas. D'autant plus qu'à ce jour, des dizaines d'étudiant-e-s sans-facs sont toujours victimes de la sélection, celle-là même que défend la Cocarde et que dénonce la grande majorité des étudiant-e-s !

Mais au lieu d'enfin ouvrir des négociations en vue d'une sortie de crise, le président Balaudé a choisi de durcir encore la répression en interdisant d'accès à l'université pour trente jours quatre militants de l'UNEF, Ayoub, Barth, Selim et Victor !
Un rassemblement aura lieu mardi à l'appel des sans-facs. Réuni-e-s en assemblée générale après le départ de la Cocarde, les étudiant-e-s ont décidé de faire de ce rassemblement une échéance de dénonciation de l'extrême-droite, de ses idées et de ses agissements.

Contre la présence des fachos dans nos facs !
Pour l'inscription des sans-facs !
Pour la levée des arrêtés d'interdiction et contre toute forme de répression !

Rassemblement mardi 22 octobre à 12h30
Bâtiment B de l'université de Nanterre !

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