Catalogne. Voter indépendantiste pour combattre Rajoy et son monde

C'est le seul moyen, dans la lignée de ce que fut le mouvement  des Indigné-es du 15M, de combattre Rajoy et son PP et un PSOE, comme lui, inféodé à l'Ibex 35 (le Cac 40 espagnol). Voter indépendantiste est aussi le moyen de rester fidèle à la mobilisation pour le référendum d'autodétermination du 1er octobre qui, malgré les violences policières, a été un pari réussi pour la démocratie.

17 déc 2017 - Site NPA 34 

Pourquoi un non-indépendantiste catalan appelle-t-il à voter pour des indépendantistes... (Albano Dante Fachín*)

Mensaje URGENTE a los 600-000 indecisos del 21D © Albano Dante Fachin

... parce que c'est le seul moyen, dans la lignée de ce que fut le mouvement  des Indigné-es du 15M, de combattre Rajoy et son PP et un PSOE, comme lui, inféodé à l'Ibex 35 (le Cac 40 espagnol). Parce que c'est aussi le moyen de rester fidèle à la mobilisation pour le référendum d'autodétermination du 1er octobre qui, malgré les violences policières, a été un pari réussi pour la démocratie. Pari fait que l'on soit indépendantiste ou non-indépendantiste. Toute voix qui se porterait le 21 décembre sur toute autre liste que celles des indépendantistes, sera une voix que les partisans de ce régime corrompu, violent, antidémocratique et antipopulaire, compteront comme appui à leur politique.

* Albano Dante Fachín était le secrétaire général de Podem, le Podemos catalan. Ayant défendu la nécessité qu'à l'élection du 21 décembre, son parti cherche une alliance avec l'indépendantisme catalan, il a été démis de ses fonctions, de façon antistatutaire, depuis Madrid, par le secrétaire général de Podemos, Pablo Iglesias. Celui-ci a constituéune liste d'unité avec les Communs, le parti de la maire de Barcelone, Ada Colau, qui, sur la situation prévalant en Catalogne, adopte une position d'équidistance, celle du "ni indépendance, ni 155" en faveur d'un référendum d'autodétermination négocié avec Madrid. Référendum négocié dont Albano Dante Fachín souligne que, dans les conditions politiques imposées par le gouvernement de Madrid, il est une revendication totalement irréaliste et qu'il affaiblit la lutte qui se mène en Catalogne contre le régime monarchiste issu du franquisme. Entre autres raisons car il repose sur la nécessité de parvenir à unaccord parlementaire avec les socialistes qui ont soutenu, et soutiennent toujours, la démarche du gouvernement de l'Etat espagnol de destitution des dirigeants de la Généralité catalane.

 

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Personnage de gauche (PG) : C'est la faute des Catalans ! Moi, avant, je n'étais pas comme ça, je te le jure !
Personnage de droite (PD) : La faute des Catalans et de la gauche radicale! 
PG : Et des féministes ! Et des lesbiennes!
PD :  Et des réfugiés [migrants]
PG : Bon Dieu ! Qu'on en finisse avec tous ces gens pour que nous puissions récupérer, une fois pour toute, notre démocratie ! Cliquer ici

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