Les 4 de Nanterre libérés mais mis en procès le 29 juin par Balaudé-la-matraque

Ayoub, Barth, Victor et Sélim libérés, mais en procès le 29 juin : mobilisation générale pour leur relaxe ! A 18h, après 8 heures de garde à vue, les étudiants de l’université Paris-Nanterre Ayoub, Barth, Victor et Sélim ont enfin été libérés. Cependant, ils passeront en procès le 29 juin 2019 pour des « violences » inventées par Balaudé-la-matraque.

 UNEF Tacle

Cette convocation en procès sur de prétendues violences montre l’acharnement de la présidence de l’université Paris-Nanterre pour briser la mobilisation des sans-facs. Après les avoir interdits d’université pendant 30 jours, la présidence cherche maintenant à utiliser la voie judiciaire pour faire taire ce étudiants.

Jean-François Balaudé montre par-là, une nouvelle fois, qu’il est un bon soldat du macronisme. Déjà, en 2018, il avait fait intervenir la police pour empêcher les étudiants et étudiantes de se réunir en Assemblée générale, dans le cadre de la mobilisation contre l’instauration de Parcoursup et de la sélection à l’entrée de la fac. Suite à cette intervention policière, très violente, deux étudiants, Victor et Roga, avaient déjà été condamnés à respectivement 4 mois de prison avec sursis et 6 mois fermes.

La présidence de Paris-Nanterre, quant à elle, n'hésite pas à s'affranchir du droit élémentaire : elle a ainsi réuni le 7 octobre dernier une Commission des formations et de la vie universitaire (CFVU) sans convoquer les élus étudiants et étudiastntes, dont Barth et Victor ! La direction de l'université est allée jusqu'à envoyer des vigiles pour les empêcher physiquement de se rendre sur le lieu de la réunion. Et c'est précisément pour avoir essayé d'entrer dans le bâtiment où se tenait ce conseil que nos quatre camarades sont aujourd'hui accusés de « violences ». Aujourd’hui ce sont eux qui se retrouvent en procès, alors que c’est bien la présidence de l’université qui viole toutes les règles !

Alors que la jeunesse étudiante se mobilise partout en France suite au drame de Lyon, pour rappeler au gouvernement ce qu'est la réalité de la précarité, ces poursuites contre nos quatre camarades relève bien de l’intimidation pour dissuader celles et ceux qui relèvent la tête.

Nous réclamons la relaxe immédiate pour nos quatre camarades, et l’abandon de toutes les poursuites à leur encontre. L’acharnement doit cesser !

Nous appelons d’ores et déjà à une large mobilisation pour obtenir leur relaxe.

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