La transphobie et la précarité tuent ! Etat & CROUS responsables !

Le 24 septembre qu’une étudiante transgenre Doona a mis fin à ses jours à Montpellier. Elle subissait une maltraitance médicale importante du fait de sa transidentité, ce qui l’a poussé à ne pas se rendre à l’hôpital alors que sa santé mentale empirait.

 Source: UNEF TACLE

Le 24 septembre qu’une étudiante transgenre Doona a mis fin à ses jours à Montpellier. Elle subissait une maltraitance médicale importante du fait de sa transidentité, ce qui l’a poussé à ne pas se rendre à l’hôpital alors que sa santé mentale empirait.

Suite à ces hospitalisations fréquentes et à des tentatives de suicides, le CROUS a explicitement menacé Doona, de lui retirer son logement et son droit à la bourse. A la suite de ces nouvelles, elle est passée à l’acte.

La transphobie est un fléaut. La société dans laquelle est remplie de sexisme, de transphobie et de toutes les oppressions entretenant le capitalisme. Les risques de suicide chez les personnes trans (dont un.e sur trois tente de suicider) sont dix fois plus élevés que chez les personnes cisgenres. Leur situation d’extreme précarité exarcerbant cela.

Le type de violences qu’a subit Doona est inacceptable ! Le CROUS et l’Etat n’ont mis en place aucune mesure sérieuse pour combattre la précarité étudiante. Cela a un impact sur nos vie, notre santé physique et mentale poussant certain.e.s d’entre nous jusqu’au suicide. En effet, cette situation n’est pas sans rappeler l’immolation d’un camarade à Lyon il y a bientôt un an... Les jeunes ont été parmis les premiers touchés par les conséquences du confinement et de la crise économique. Parmi les étudiants qui travaillent, 36% ont interrompu leur activité rémunérée, entraînant en moyenne une perte de 274 € par mois ; 1 étudiant sur trois déclare avoir eu des difficultés financières et seuls 24% de ces étudiants ont reçu des aides du CROUS ou de leur établissement. Le gouvernement a débloqué 100 milliards pour relancer les grandes entreprises, mais nous voyons les plans de licenciements se multiplier, touchant également les jeunes. Face à cette situation, il est plus que nécessaire de mettre en place des mesures sérieuses : nous exigeons la création d’un pré-salaire étudiant, seul moyen pour que les jeunes n’aient pas à payer la crise et puissent étudier sans avoir besoin de se salarier.

La misère et les discriminations tuent ! La situation de crise sanitaire et économique actuelle ne va faire qu’augmenter ce genre de situation ! Il est plus que nécessaire de se mobiliser contre ce système inégalitaire, profondément transphobe et sexiste ! Nous exigeons justice pour Doona et des moyens contre la précarité étudiante et la transphobie !

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