Halte à la casse - des moyens pour la santé à la hauteur des besoins !

Non à la réforme des retraites. Non à la LPPR. Non aux attaques des droits étudiants via de nouvelles modalités de contrôle de connaissances. Non à la loi urgence Coronavirus. Clamons-le à nos fenêtres, sur des banderoles, sur les réseaux sociaux, entretenons les cadres de regroupement. Nous sommes confiné.es, nous sommes toujours déterminé.es.

UNEF - TACLE : Tendance Action Collective et Luttes Etudiantes

Depuis le début de la crise sanitaire provoquée par le manque de moyens face à la pandémie de Covid-19, Macron nous demande de "faire preuve [...] d’esprit solidaire et de sens des responsabilités" notamment en restant confiné-e-s chez nous. Il prétend lutter contre un ennemi "invisible, insaisissable" en refusant de reconnaître ses responsabilités dans la catastrophe en cours.

Si le sénat a débloqué 45 milliards d’euros, c'est uniquement pour de nouveaux cadeaux au patronat. En effet, dans cette enveloppe, seuls €2 milliards seront consacré aux mesures sanitaires. Et ces dernières consistent surtout à financer les arrêts maladies des travailleurs-euses contaminées par le virus alors que la mise à l'arrêt de secteurs non essentiels permettrait de réduire fortement ce risque de contamination.

Depuis le début de son mandat, Macron s'est attaqué aux services publics et notamment au système de santé. Depuis 2017, plus de 60 000 lits d'hôpitaux ont été supprimés et les coupes budgétaires dans la santé se sont multipliées. La pandémie en cours n'a suscité aucune remise en question de ces politiques austéritaires. Depuis un an, les travailleur.se.s de la santé sont en grève. Pour que le système public de santé fonctionne, ils et elles estiment que 10 000 nouveaux postes sont nécessaires et revendiquent une juste reconnaissance de leur travail à travers une augmentation de €300 mensuels. Malgré la crise, malgré l'évident manque de moyens dans la santé et plus généralement dans les services publics, le gouvernement refuse de débloquer les fonds nécessaires d'urgence.

Au contraire, il attaque le code du travail pour allonger la durée légale de 35h hebdomadaires. Les soignant-e-s sont sommé-e-s d'exercer à moyens constants, sans protections adéquates, avec le risque de contaminer les plus fragiles. Pour tout geste, ils et elles devront se contenter d'une prime ridicule de 1€/jour et de l'aide d'étudiant-e-s sous payé-e-s (1€/heure). Les personnels soignants en sont aujourd'hui réduits à devoir sélectionner les patient-e-s admissibles en réanimation.

Et dans les autres secteurs, le gouvernement avance dans son programme de marchandisation du service public. Dans l'éducation nationale et dans l'enseignement supérieur la mise en place de l'enseignement à distance préfigure le projet d'une école plus inégalitaire et plus sélective.

Nous ne pouvons accorder notre confiance à un tel agent nocif. Face à l'irresponsabilité, l'indifférence et le mépris gouvernemental, l'heure est à la santé de tou.te.s, au confinement mais elle est aussi à la mobilisation ! Nous continuons d'exprimer notre opposition à toutes les réformes de régression sociale. Non à la réforme des retraites. Non à la LPPR. Non aux attaques des droits étudiants via de nouvelles modalités de contrôle de connaissances. Non à la loi urgence Coronavirus. Clamons-le à nos fenêtres, sur des banderoles, sur les réseaux sociaux, entretenons les cadres de regroupement. Nous sommes confiné.es, nous sommes toujours déterminé.es.

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