L’urgence sanitaire subsiste.

Une politique éducative et alimentaire ambitieuse peut sauver des vies, il est urgent d'agir.

" Le microbe n'est rien, le terrain est tout." Louis PASTEUR. Un constat établi en 1890 et toujours d’actualité en 2020, au regard du profil médical de la grande majorité des victimes du Covid-19.

La survie de notre société passe par l’urgence d’une éducation à la santé. Il faut agir prioritairement sur les causes, plutôt que sur les conséquences.

Le taux de létalité du Corona (6%) démontre les limites de nos Plans-Santé. Des Plans qui continuent à se concentrer quasi-exclusivement sur les "solutions" extérieures curatives (médicaments, gouvernance, traceur, calcul de lits d'hôpitaux...), qui méritent certes une grande attention, mais n’agissent en aucun cas sur les causes.
La priorité devrait être, évidemment, la santé des Français et les scientifiques ont au moins un point d'accord : les cancers, diabètes et maladies cardio-vasculaires représentent 57 % des décès dans notre pays, donc 300 000 citoyens concernés. Ces citoyens, en situation de fragilité ont été les plus démunis face à cette épidémie.

Mais le drame perdure pour ces familles et impacte le système de soins de notre pays.
Plutôt que le renforcement de la surveillance ou l'isolement correctif des personnes sensibles, présentés E. Philippe, l'absolue priorité "d'un plan-santé ré-inventé", est de poser les bases d'une société sans stress ni pollution, avec un accès à des produits issus d’une agriculture bio locale et une éducation à la santé omniprésente.
L’urgence est aussi d’instituer dès maintenant des mesures préventives à long terme autour d’une politique éducative et alimentaire ambitieuse. Telle que l’embauche, par exemple, de diététicien et d'infirmière pour chaque établissement scolaire. Pour que chaque écolier, collégien et lycéen puisse bénéficier dès la rentrée, d’un savoir-faire et être qui lui permette d'acquérir de nouveaux automatismes en matière de protection et de soin.

Retrouver notre liberté implique de revenir à la réalité pour assurer notre pérennité, sans oublier que la plupart des pandémies sont la conséquence de déséquilibres écologiques et sanitaires…

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