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Billet de blog 12 octobre 2018

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Singularis porcus

La giga-pauvreté du méga-riche. Trump le hacker vient de craquer la démocratie américaine. Merci Donald ! On sait à présent que ses principes sont faux.

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Édition 6 novembre 2024 : cet article est une mine de conneries. J'en ai honte. Je ne comprenais pas que la parole ordurière est une chose, et l'action réelle une autre. Je ne voyais pas la nécessaire provocation. Si j'étais hypocrite comme beaucoup, je supprimerais. Mais je laisse. Comme certains autres de mon cru. Ça fait déjà deux ou trois que je tague et tacle de cette façon. Il faudra que j'aille voir si j'ai pas écrit trop de conneries à l'élection de Joe Biden. Toutes ces opinions révisées sont aussi un examen montainien et cartésien de ma propre opinion et de ses failles. Et en tant que tel, c'est peut-être utile à d'autres.

Porc, pardonne-moi ! Je te calomnie plutôt que Trump ! C’est pas bien, mais « Porc » n'est qu'une catachrèse ! Le sens premier a disparu. Bien

Illustration 1


qu’il te ressemble physiquement, Trump est propre sur lui. Sépulcre blanchi ! « Porc » signifie juste « personnage odieux».
Je préfère ce latin-là, appris dans Astérix, à sus scrofa domesticus (porc). Je détourne le sens de « singularis » (solitaire) pour désigner ce singulier porc. Cet étrange sanglier. Qui se vautre dans le pouvoir, bouscule le fragile équilibre de la paix, renverse le sain, érige le malsain. Cette haine sénile et raciste. Ce reniement, qui rompt les engagements passés, qui foule aux pieds la parole nationale.

La tragédie humaine vient de ce que homosapiens est parfois singularis porcus, y compris au sommet du pouvoir planétaire.

Illustration 2

 Trump est la personnification de ce fléau de la démocratie telle qu’elle se pratique : la démagogie. Trump ne se soucie que de sa réélection, en espérant que plus nombreux seront les égoïstes bornés, et moins nombreux les humanistes lucides. Il s’exprime donc par un radicalisme odieux et absurde, dans l’espoir de garder ses électeurs. Cynisme total : par exemple, là où on protégeait les ventes d’armes avec discrétion et hypocrisie, c’est-à-dire sans forcément perdre des voix indignées, lui, il les revendique, il rend un culte aux vrais dieux : l’argent, le pétrole et l’emploi.

Cela suppose qu’on espère que les électeurs continuent à ne rien comprendre. Ce genre de pouvoir-là mise sur l’aliénation intellectuelle.

"Décervelez ! Coupez les oreilles."

Avant Trump, les USA nous avaient réélu un Bush Jr, artisan principal et final d’un chaos mondial sans précédent, à qui nous devons les morts de Syrie et d’Irak, de méditerranée, de Charlie, de novembre 2015, de Nice, et d’ailleurs …
Oui. Avant Trump, on savait déjà. On savait déjà le nombre et l’impact politique des Red Necks,le clivage entre classe bourgeoise éduquée et laissés pour compte ostracisés ou oubliés. On savait aussi l’ineptie du système des grands électeurs, comme de celui du suffrage universel.

Mais maintenant, tout le monde sait.
En fait, ce besoin d’un chef, c’est un archaïsme. La plupart des pouvoirs, de par la planète, y compris les pouvoirs politiques, sont collégiaux.

Les deux principaux exemples de pouvoir présidentiel dans de supposées démocraties, les USA et la France, sont aux prises avec l’ineptie de leurs institutions. Ce drame s’ajoute à celui que vivent toutes les nations : la prégnance des vrais pouvoirs, les forces de l’argent : surproduction, surconsommation, sur-richesse des uns et sur-pauvreté des autres. Et ses conséquences : endormissement d'esprits gavés chez les uns, radicalisation, auto-destruction, révolte chez les autres. Pollution pour tout le monde.

Eh, Trump ! Imagine que tu sois assez con pour ramener aux urnes tous ceux qui, dégoûtés, ne votent plus depuis longtemps, mais qui, à

Illustration 3

présent, vont penser qu’il faut réagir ?

Si une démocratie est un être, qu’elle naît, vit et meurt, elle doit avoir une immunité. Trump sera alors un vaccin…

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