Sacré nom de blog !

Le plus important, ce n’est pas la destruction de mon école, c’est l’école elle-même. Je dois donc davantage communiquer sur mes idées pédagogiques, mes méthodes, mon projet, ma vision (carrément). Et comme la vision de l’école débouche forcément sur la vision du monde, je dois communiquer aussi sur ma vision du monde. C’est décidé. Je change le nom du blog.

La menace sur mon univers et celui de mes voisins a déclenché quelque chose qui la dépasse : ma liberté naturelle m’entraine à dépasser ce sujet.

On s’oppose à une municipalité, et c’est à un système tout entier qu’on a affaire. Déporter des gens, c’est grâce à une loi. Il faut donc s’opposer à cette loi. Mépriser et casser mon école, c’est grâce à l’ignorance et à l’inculture des pseudo-élites qui sont aux manettes. Il faut donc s’opposer à ces fantoches.

Le vrai problème, ce n’est pas que de « vrais salauds en costumes clairs, à mine sinistre, l’âme versaillaise » veuillent tout casser pour faire plus de fric. Le vrai problème est plus vaste, c’est la destinée tragique qui se profile sur le monde parce que l’animal humain n’est pas capable de gérer sa fulgurante adolescence, sa crise de croissance, sa découverte de la puissance, et qu’il continue à déléguer le pouvoir sur des critères infantiles. Le vrai problème, c’est que « démocratie » et « république » ne sont que des mots, sans aucune réalité. Parler de mon école, c’est parler du monde, de l’humanité. Un Laurent Brosse qui casse bâtiments, cinémas, gymnases, arches et arbres, etc.,

 

Brassens Quand on est con, on est con © police59100

c’est comme un Donald Trump qui casse la paix, les accords signés, la prise de conscience écologique, la courtoisie diplomatique, la patience désespérée des négociateurs au Proche-Orient, etc.

Alors maintenant, je suis bien embêté : quel nom ?
On peut ne changer qu’un mot :
«  Comment empêcher la démolition du monde ? de mon école ? du citoyen ? de la raison ? »

J’ai aussi pensé à « Pour une première République », c’est gonflé, non ?
Plus poétique et moins politique, « Adjacences ». Les voisins, les thèmes, les amis, les amants, sont adjacents.
Moins général et plus personnel : « Refaire l’école », « Libre école », « Libre ! Eh, ris, école ! »
« Donnez-nous des jardins pour y faire des écoles »
« Donnez-nous des écoles pour y faire des jardins »

À demain. J'aurai choisi.

 

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