Bérurier, le retour

Alexandre-Benoît Bérurier revient à la vie. Il participe à la presse populaire, et à la presse people. « La presse pipeaule », dixit Béru. La presse pipeuse ?

Je me repose. Depuis des tas de jours, je m'use les carreaux à lire sur l'écran de mon mac, des tas d'intellectuelleries, à la truelle. Car la révolution ne doit plus attendre. Et je lis et je ponds sur des tas de sujets graves et glabres. Pour reprendre un peu de poil de la bête, vla un sujet léger. Dont l'idée me vient de la gravité, mais va m'en sortir quelques temps.

La macronie cherche à récupérer Arsène Lupin ! Toujours un peu plus loin dans l'imposture et l'infamie ! Une ponte-thuriféraire de L'Express, Corinne Lhaïk, a écrit Le président-cambrioleur. Je suis outré, et je vous fais un grave billet là-dessus. Mais en cherchant des billes, j'ai trouvé un truc qui m'a fait rigoler et consolé de l'illettrisme Frontpopulairien : Gala aussi béruréise.

Voilà. Dans un article publié hier sur Front Populaire, pourtant pertinent, alertant sur la question des lois mal écrites, et qui me fera peut-être écrire un billet, j’ai trouvé une navrance.

Malheureusement pour la plaignante, Zineb El Rhazoui a conversé par messages privés avec Driss Yemmou. Le contenu des échanges a détruit la notion même de harcèlement, d’un point de vue juridique: La plaignante a eu le malheur de conclure l’un de ses messages en expliquant qu'elle n’était pas du tout déstabilisée par les insultes et invectives qui lui étaient adressée. Tout comme elle a commis l’erreur de signer “votre amie Zineb” en toute fin. Que ce fut par bravache, volonté de garder la tête haute, ou réelle atténuation du conflit, cette correspondance “prouvait” que la plaignante n’était pas affectée par l’accumulation folle de messages (31 sur la seule journée du 24 septembre) d’Idriss Sihamedi à son encontre.

Un poème lettriste gratuit si vous trouvez le mot qui gratte. Sinon, y a une tiote faute d'orthographe, c'est usuel sur FP, Stéphane Simon s'en met plein les poches, et veut pas investir dans des correcteurs, puisque c'est du texte à destination du peuple. Pauvre Onfray.

Bon. Pas de quoi en faire un fromage. C'est du bérurier moyen, ce serait peut-être envisagé par le comité de lecture Frédéric Dard, mais pas retenu. (Si vous le trouvez dans un San-A, avisez-moi-zen, que j'édite mon billet, fasse amende honorable, et vous offre un poème lettriste).

Là, dans Gala, c’est moins verbeux et plus facile. Et visuel. Et là, dans Gala, c'est du Béru à l'état pur.

 

ignardise-gala

Pour mémoire, autre jeu : transcrire du béruréen en français :

par acquisition de conscience
j'ai attrapé une chaude-piste
le triste minimum
l’arcane souricière défoncée
l’immatriculée conception
c’est clarinette !
un bleu de lapez-la-Julie
contrat en bon uniforme
un cri de trident
créer un incendie problématique
une personne d’humble extradition

(Frédéric Dard fait exprès, mais Gala et Front Populaire, non. Quant à Bérurier, je me suis toujours demandé.)

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.