Libertés publiques : faut-il contrôler les controleurs

 Ci-dessous la reproduction, légèrment modifiée, d'un article intitulé Libertés publiques, faut-il contrôler les contrôleurs ? paru dans la lettre [alerte] JM Bérard N° 44, 26 novembre 2010.http://alerte.entre-soi.info/

 


Ci-dessous la reproduction, légèrment modifiée, d'un article intitulé Libertés publiques, faut-il contrôler les contrôleurs ? paru dans la lettre [alerte] JM Bérard N° 44, 26 novembre 2010.

http://alerte.entre-soi.info/

 

Il faut contrôler les contrôleurs

 

C'est sans doute ce que se sont dits les hommes politiques de la majorité. Malheureusement, lorsqu'ils disent cela, il faut comprendre "contrôler les contrôleurs qui nous gênent".

 

On a déjà appris il y a quelques temps que le défenseur des enfants serait supprimé pour être intégré dans les vastes missions du défenseur des droits. Bien fait. Le défenseur des enfants se souciait sans doute trop des enfants retenus en centre de détention.

 

On a appris que la commission de déontologie de la sécurité (qui enquête entre autres sur les bavures policières) allait elle aussi être intégrée dans les vastes missions du défenseur des droits. Tant mieux, les policiers en avaient assez d'être injustement mis en cause.

 

On a appris que la direction de la concurrence et des fraudes va être fondue dans une vaste direction, aux compétences plus vastes. Dans l'intitulé de cette nouvelle instance le mot fraude n'apparaitra plus. Tant mieux : tous ces contrôles nuisent au commerce... Quoique... Benjamin Franklin disait qu'il est indispensable d'être honnêt si cela permet de faire du commerce. Peut-on faire un commerce profitable en perdant la confiance des consommateurs ?

 

 

Dans un article du 10 novembre 2009; Le Monde indique que les députés ont l'intention de diminuer les crédits de plusieurs autorités indépendants.

 

La commission nationale de l'informatique et des libertés devrait voir ses crédits fortement amputés. Tant mieux. Critiquer, même timidement, le fichage abusif et généralisé nuit à l'image de la France.

 

La haute autorité de lutte contre les discriminations doit voir aussi ses crédits diminuer. Heureusement. Son existence même semble indiquer qu'il y a des discriminations en France, pays des droits de l'homme.

 

Même sort pour les budgets de la commission d'accès aux documents administratifs, de la commission nationale consultative des droits de l'homme.

 

Il est temps de mettre fin au gaspillage. Toutes ces commissions un peu indépendantes finiraient par empêcher le gouvernement de gouverner et l'administration d'administrer.

 

Extrait de la lettre [alerte] N° 44 JM Bérard du 26 novembre 2009

http://alerte.entre-soi.info/

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