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Billet de blog 4 mars 2023

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Le voyage sommeille, en moi II

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Illustration 1

J'emballe mes affaires, aussi précieuses, soient-elles. Rejoindre d'autres lieux qui habitent désormais, mon esprit. Des actes manqués me conduisent, à retrouver, cet enfantin sourire. Chacun se plaît, à mystifier, un acheminement qui s'étend de surprises. Quand le pittoresque est époustouflant, le fantastique, dérisoire. Tout est question de perspectives. En cela, les invectives n'aident pas, à percevoir. Las-bas, tout diffère. Je veux être, différent. 

Ce voyage prend le pas vers une virulente beauté, aussi étrange que d'heureux hasards. Où les incompréhensions s'accommodent, de sourires. Quand, les mots ne suffisent pas, la langue n'a pas de réelles, barrières. Quand les regards reflètent les harmonies, en substance qui font qu'on se passe de mots pour illustrer, la rencontre. Quand les différences amusent plus qu'elles n'effraient. Chaque jour, il me faut apprécier, ces vagabonds instants.

Des paysages ornent de respectables couleurs. Sur les planches, d'un théâtre quotidien, les apparats ne manquent pas, au rappel. Comme ce moine qui n'exprime rien, mais dit tout, de la plus belle manière, celle de transparaître, la sérénité. Je me questionne, est-ce que la plus belle des étoffes étoufferait le plus sincère des sourires. La simplicité est de mise, quand on ne souhaite rien posséder, me diriez-vous. Il y a des simplicités qui sont des richesses, des richesses qui sont des tourments. Ma richesse préside, ces instants. Cependant, ce rêve éveillé a pour piqûre de rappel, des insectes exotiques qui sont eux, bien réel. Leurs bourdonnements dépassent parfois, l'entendement. Il faut les applaudir, à deux mains pour se préserver, de nuits, fiévreuses.

Là où les désespoirs pleuvent, en pagaille, les temples immortalisent, des forces qui façonnent, ce monde. Je souhaite m'enquérir d'enseignements. Une quête de sens se dévoile, à la lumière de cette vie qui m'échappe que je pars reconquérir. Parfois, à la marge des déconvenues, je suis enjoué par cette sournoise aventure qui se plaît de patience. Ce vagabondage prend le pouls du ressac, face au flot de normes harassantes, établies, dans la cité, pour ne citer qu'elle. Irrépressiblement happé par des jugements cinglants que prônent, le diktat du nombre. Là où fleurit les inégalités, le chemin est parsemé d'injustices. Et quand culmine l'avarice, la solidarité illumine. À la chaleur, de mes vœux, des entrevues s'entrecroisent, laissent s'entrevoir de partages. Alors, des sentiments galvaudés s'effacent. Quand la vie brille de surprises, bonnes ou mauvaises qui vont et viennent. Elles font des siennes. Lors de ce voyage qui laisse libre cours, aux imaginaires. Sous cette chaleur, aussi étouffante qu'enchanteresse, voir ces paysages dont je ne me lasse pas, comme semblant, d'océan de verdure. Les jours portent, mes pas, quelle direction prendre, vers l'inconnue ?

Ce voyage est une échappée, un retour à l'essentiel quand la société pousse à posséder. Je cherche à m'appartenir. À me laisser, aller de découvertes, dans de modestes enseignes, où par la simplicité d'une entrée, je m'y aventure. Chaque mets soufflent les saveurs d'un pays, d'une région. Quand loin de son pays natal, on trouve, un chez-soi. Chez moi, désormais est là où, au sel de la vie, je me nourris, à la source. Ce voyage sommeille en moi, depuis quelque temps. Il suscite l'envie d'écrire, au parchemin de ma vie, loin d'un préambule qui n'a que trop durer. Ma vie, un livre ouvert, sur le monde, dont les pages restent, à écrire. Décrire, une barrière culturelle qui s'ouvre à moi, comme univers de frissons. Quant au détour de regards, de belles âmes hantent mes journées. Quand, je me perds, au plus profond de moi-même, et cherche, un chemin, si chemin, il y a. Ma plume s'anime de suppositions pour ce que je lis, aux creux de mains qui se tendent de sourires. Je cherche, à nommer ce que je ressens de plaisir. J'accepte ce qui s'offre à moi, comme bénédiction.

Le voyage est un endroit rêvé pour renaître. Apprendre des mœurs, des valeurs qui ont coutume de plaire, aux révérences qu'elles supposent. L'exotisme invite, à se saisir, d'éblouissant contrastes. De magistrales imperfections font que la vie ne peut être, plus belle. Encore faut-il voir pour le croire que la vie a bien, des versants. Même à l'aval de nos imaginations, les détails peuvent, nous faire défaut. Quand des présences se passent de mots pour susciter, la bienveillance. Quand la bonté n'a d'égal que la dévotion, on ne craint pas le pire. Quand nos pas s'ancrent dans le temps pour puiser, dans le cœur de la terre, une force. Comme la tradition jaillit des raisons ancestrales pour préserver, une plénitude faites de fragiles équilibres. J'appelle de mes vœux, ce nouveau moi, à la reconnaissance. J'appelle de mes vœux, ce nouveau moi, à se saisir d'instants, fait de beautés volatiles. Un voyage comme mystère qui reste entier, d'éphémères beautés. Dans cette vie ou une autre, l'inattendue demeure spectaculaire, d'éphémères, instertices. Comme tourbillon de plaisirs, dont je ne saurais me lasser, au gré du vent. Que m'en soient témoins le soleil, les étoiles, la lune et les alysées, dans leurs immensités. Lors de ce voyage, je filterais avec, la beauté du monde. 

J'invoque alors, la brise maîtresse, de m'entraîner sur un chemin fait de soubresauts. Je me réserve le bénéfice, d'une surprise pleine et entière. Quand tout n'est que fatalité. Sur la route, de mes doutes pittoresques, des enseignes font office, d'oasis. Sur un semblant de chaise, par la plus rudimentaire, des collations, je revis, j'y reviens. Là où la vie ne tient qu'à un fil électrique. De fil en aiguille, on s'accoutume de petits riens. Il y a des rires qui se jouent de la déroute. Comme la joie s'anime telle la sincérité, d'un amour naissant. Quand bien même, la brise maîtresse, me ramène sur des chemins, déjà empruntés. On peut voir mille fois, le même paysage, en apprécier, chaque instant. On peut voir mille fois, les mêmes personnes, en apprécier, chaque compagnie. Chaque endroit mérite que je m'attarde, une vie durant. Avant ce fameux jour, où dans un plissement de cils, comme délicats battements, d'ailes du papillon, aux formes de mouchoirs de papier, ma vie, en pacotilles émiettée, sur le fleuve du temps, prendra fin. Ce voyage sommeille en moi pour adoucir, une mort promise, aussi mystérieuse, soit-elle. Avant de quitter ce monde, en autant de morceaux qu'il n'y a d'étoiles, là où rayonnent les ténèbres. Sous une nuit étoilée apaisant mes rêves qui se meurent d'espérances. Jusqu'à, mon dernier sourire, mon dernier souffle, j'espère apprécier, la paix vêtir, ce monde.

Alors je prie nuit et jour, la fin d'un insoutenable silence. Les bras m'en tombent. Face aux ombres dont le nombre révèle en cascade, des ténèbres. Dans cette société, la violence règne en trombe. Je prie jour et nuit pour que le vent m'amène, où mène, les rêves. Où, la joie s'affirme de quiétudes quotidiennes. Je prie nuit et jour pour que le vent m'amène, à même, les rêves. Je prie pour adoucir, un horizon fait de fatalités quotidiennes. Je prie pour m'entendre geindre. Je prie pour rire, de mes aveux. Je prie pour m'oublier, dans un univers de frissons. Là où de paisibles beautés brillent de mille sourires. Je me joindrai à elles, dans un tourbillon de plaisirs fait d'instants insatiables comme bonheur impassible. Moments de précieuses, simplicités apparentes qui auront raison de mon cœur. Quand ils instillent l'authenticité. J'irais aussi loin que ce ciel, enjoué de belles collines. Dans ce bleu qui se confond, à l'horizon. Avec une mer comme reflets d'univers qui sommeille, au pied de sableuses, poussières étoilées. Elle enchante les imaginations. Par des mélodies, aussi opportunes qu'une lumière marquant par son étau, ce chemin pour vie. Une vie pour chemin, où pâtit des espoirs. Un émoi qui est loin d'être à l'étroit, dans les contours, de mon âme. Ici-bas m'a oublié, la vie. Elle qui se parjure. Une vie sans éclat, elle n'apparaît pas. En cette lumière fait d'aimables apparats.

J'irais questionner des découvertes, au détour, d'un alignement d'astres, au coin d'une ruelle, par vent et marées, au bout de la terre. J'irais m'oublier, tout oublier, mes erreurs certaines, mes joies en offrande. À cette vie que je quémande, de découvertes, de voyages, aux mille présages. Où les rêves peignent la réalité. Où la réalité peint les rêves. J'implore, oh exotiques cultures faites-moi oublier, tout oublier. Dans le creux de mains qui se tendent de sourires. Voyage, oh voyage laisse-moi, tout oublier, laisse-moi, tout réapprendre. Avant de quitter ce monde, en autant de morceaux qu'il n'y a d'étoiles. Là où rayonnent les ténèbres. Sous une nuit étoilée apaisant mes rêves qui se meurent d'espérances. Quand le soleil, dans sa toute-puissance brille sur mon lot, de souffrance. Ce poids m'assaille telles des flammes invisibles. Laissant présager des doutes qui sont légions, dans les contours, de mon âme. Là où ma solitude sourit, aux ténèbres. Et à l'assaut de ma vie, le désespoir règne en silence.

Je m'égare ainsi, cherche, l'issue d'un chemin. Une vie pour chemin qui n'engage que les doutes, d'instincts capricieux. Une vie qui a pour sens, les joies évoquées, les peines essuyées. Sur la noirceur d'une âme qui n'a pourtant pas, de couleurs. Je m'égare quand ma plume s'éloigne, de cette feuille de papier. Je m'égare, cherche, l'issue d'un chemin. Là où les malheurs opportuns, emportent ces éclaircies, ces petites victoires. Qui se comptent sur les doigts d'une main, abandonnée par le temps.

Je m'égare m'abandonne aux péchés qui se mêlent d'instants, d'intenses fureurs qui ne savent se satisfaire, d'une seule vie. Ces plaisirs consument, je les consomme. Comme pari qui fête les risques. Ce que l'on cherche parfois, se trouve, dans de bruyants, artifices. Que cela ne tienne, a de plastiques sourires. La mort arrive à grands pas. Aussi, je me soumets aux tentations. 

Pour revivre, ce peu d'insouciance, je tairai cette infime sagesse que ma pensée témoigne, parfois. Revivre, des énergies réunies, averties que la douceur, d'un baiser renvoit à la chaleur, d'une nuit. Cette joie qu'on ne saurait apprécier, sans pareilles expériences. Ce sentiment, je souhaite le vivre, à nouveau. Ce peu de sagesse a eu raison, de mon insouciance. Pourtant, c'est bon d'être, déraisonnable.

Quand des rencontres captivent des instants qu'on souhaite revivre. Loin du temps qui nous arrache, ici-bas. Loin du temps qui nous prend nos rêves. Mais quand la mémoire n'est plus, le cœur se souvient. 

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