Le grand pari

Pour gagner son pari et ne pas être à a traine des autres pays, notre président a fixé des objectifs particulièrement facile sà atteindre....

LE  GRAND  PARI 

 

Pour gagner son pari, pour ne pas être à la traine des autres pays, notre président a fixé des objectifs particulièrement faciles à atteindre, mais aussi très dangereux pour notre pays car facilement contournables et le taux d’incidence de 400 pour 100 000 est le plus haut d’Europe et correspond environ à ce que nous connaissions fin janvier.

La quasi-totalité du monde scientifique estime que la décision prise est pour le moins prématurée, mais l’Elysée fait le pari que la vaccination gagnera la course engagée avec le virus. Mais ce n’est qu’un pari et tant pis pour ceux qui, éventuellement, tomberont en cours de route.

En fait, comme nous l’avons déjà écrit, tout cela ressort du syndrome de Versailles, cette arrogance qui veut que nous devons toujours être les meilleurs, les plus grands, les plus beaux, les plus forts, même si en partie ce n’est que du toc.  

Un exemple parmi d’autres est le résultat au bac où les correcteurs reçoivent des consignes de correction afin que les résultats affichés nous donnent grosso modo un chiffre nassérien totalement incompatible avec le déroulement de l’année scolaire, mais lissé avec ceux des années précédentes et surtout avec ceux des pays voisins ! Peu importe, pourvu que les apparences soient sauves !

Il ne suffit pas d’en adopter la coiffure pour se transformer en Bonaparte encore moins en Napoléon !    

 

J.M. 02.05.21

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