Le prix

Depuis le début de la pandémie, l'exécutif, Président en tête, n'arrive pas à définir une ligne claire....

LE  PRIX !

 

Depuis le début de ma pandémie, l’exécutif, Président en tête, n’arrive pas à définir une ligne claire et à prendre des décisions claires et sans ambiguïté, les décisions qu’il faut et quand il le faut.

Le premier confinement a été retardé d’au moins trois semaines afin de permettre que se tienne le premier tour d’une élection municipale qui aurait fort bien pu être reportée au mois de mai ou de juin 2020. Certes, le PR a consulté les uns et les autres, mais in fine c’est à lui que revient la prise de décision, c’est lui qui doit trancher. Combien de morts supplémentaires cette décision du report des municipales a-t-elle entrainé ?  10 000 ? 15000 ?

Ensuite nous avons eu l’annonce présidentielle de « l’arrivée des beaux jours » ce qui a eu pour effet une activité débridée, comme si tout était réglé. Le résultat en a été le second confinement à l’automne, confinement interrompu afin de permettre les fêtes de fin d’année. Ce confinement allégé a débouché sur une troisième vague jamais reconnue officiellement  par le Gouvernement histoire de ne pas mettre le Président en porte à faux avec ses décisions.  Immédiatement les chiffres des contaminés et des hospitalisés ont grimpé en flèche et en dépit des chiffres très alarmants, E. MACRON a préféré se mettre la tête dans le sable et se contenter de prendre des mesures comme d’amener le seuil du confinement à 400 pour 100 000 habitants alors qu’il était de 50 ! Rien d’étonnant dès lors à ce que les déclarations officielles nous disent que le seuil de confinement n’était pas atteint  et jamais la troisième vague qui a endeuillé le printemps 2021.

Ce déni de la réalité initié et défendu par E. MACRON aurait été à l’origine de 14 000 morts supplémentaires ! 14 000 morts dont on aurait pu faire l’économie !

Aujourd’hui, dans certaines parties du territoire national, le taux d’incidence est passé au-delà des 700, voire par endroits les 1000 pour 100 000 habitants et pourtant, à part aux Antilles, pas de  confinement !

Le laxisme et l’indécision présidentielle sont les deux causes principales de la tension qui enflamme certaines parties du territoire national. Cet « entre deux chaises » présidentiel dicté par ses ambitions électorales, est irresponsable et hautement mortifère. Le slogan présidentiel du « quoi qu’il en coute » peut dès lors prendre une toute autre signification particulièrement sinistre, car quoiqu’il affirme afin d’en faire une vérité, le Président a choisi l’économie au détriment des vies humaines.  

Il est devenu homicidaire par virus interposé !  

 

J.M. 03.08.21

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