Calamités agricoles

Les périodes de gel qui ont suivi une quinzaine estivale en plein mois de mars ont mis en évidence la faiblesse du système de compensation destiné à protéger les exploitants agricoles des aléas météorologiques

CALAMITÉS  AGRICOLES

 

Les périodes de gel qui ont suivi une quinzaine estivale en plein mois de mars ont mis en évidence la faiblesse du système de compensation destiné à protéger les exploitants agricoles des aléas météorologiques.

L’actuel système d’assurance est pour le moins insatisfaisant ne serait-ce que par le mode de calcul des indemnisations calculée sur la moyenne des revenus des cinq dernières années. Les calamités agricoles se suivent et vont de sècheresses en inondations ou en gels si ce n’est en invasion de nuisibles. Cela fait que si une entreprise agricole a subi deux ou trois catastrophes en cinq ans, l’indemnisation sera quasi nulle et inférieure aux cotisations versées ce qui explique que beaucoup d’entre eux renoncent à assurer leurs récoltes.  

Les compagnies d’assurances sont des entreprises privées donc à but lucratif et on n’a pas vu d’assureurs faire faillite et les revenus des assureurs sont loin du salaire minimum !

Dans un premier temps il conviendrait de provoquer une réunion entre les agriculteurs toutes branches confondues et les assureurs, afin de mettre à plat les demandes et les offres.  

Ensuite il faudrait trouver un dispositif destiné à lutter contre les effets d’aubaine dont certains profitent sans vergogne comme nous l’avons déjà écrit.

Comme il s’agit d’un problème national sur lequel nous n’avons que peu de prise on pourrait envisager de nationaliser la couverture des calamités dues aux fléaux naturels car il est, du moins à notre sens, tout à fait immoral que certains profitent du malheur des autres en encaissant des dividendes en fin d’exercice !  

Mais il faut aussi avoir une politique dynamique de la part de l’INRAE pour lutter contre ces calamités par la recherche de solutions innovantes de protection des sols, de recherches de nouvelles modalités de culture ou de recherches de variétés pouvant résister aux diverse atteintes dont sont victimes nos agriculteurs.  

Mutualisme et pragmatisme devront prévaloir.

 

J.M. 13.04.21  

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