Perte de vitesse

les francophone et francophiles canadiens s'inquiètent car ils ont constaté un effacement de la langue française dans "la belle province".

PERTE  DE  VITESSE

 

Les francophones et francophiles canadiens s’inquiètent car ils ont constaté un effacement de la langue française dans « la belle province ».  

En fait nous sommes tous coupable de cet effacement en commençant par notre président.

Notre pays est l’origine de la langue française et à ce titre devrait en être le premier défenseur. Or il fait constater qu’il n’en est rien.

Une langue est un véhicule des connaissances, des traditions et des valeurs et ne pas la parler et la défendre, revient à la remettre en cause et à œuvrer lentement à sa transformation en langue régionale. Ainsi, à chaque fois qu’E. MACRON s’exprime publiquement dans une autre langue, et on sait qu’il adore faire étalage de ses connaissances,  il porte un coup à notre langue nationale et donne l’exemple qu’on peut se passer du français.

Le premier et grand coup porté à la francophonie a été la suppression des 10 000 coopérants à l’occasion de la professionnalisation de nos armées par J. CHIRAC. Depuis lors il y a eu une lente baisse des crédits consacrés à nos instances internationales relevant de la francophonie parallèlement à l’attrition régulière de nos moyens budgétaires.

Le Président MACRON participe à cette lente dégradation en choisissant l’anglais pour titrer ses manifestations comme « Choose France summit» alors qu’il aurait pu l’intituler « Le choix de la France ».

En ce moment se déroule une expérience d’isolement d’une quinzaine de personnes au fond d’une grotte ariégeoise. On aurait pu appeler cette expérience « Le temps suspendu », on a préféré choisir une appellation en anglais « deep time ». Et des exemples on peut en trouver partout autour de soi et dans tous les domaines.

Et combien de brevets déposés en français ?

Ceux qui nous gouvernent ont choisi l’anglophonie et cela est particulièrement visible au sein de l’Europe. Si on pouvait concevoir le choix de l’anglais comme principale langue de travail lorsque la Grande Bretagne faisait partie de l’UE, maintenant qu’elle en est partie, il faudrait faire le maximum pour « pousser » le français qui a très longtemps été LA langue internationale et de la diplomatie.

Dans un tout autre domaine mais tellement significatif, certains cercles intellos et snobinards essayent d’imposer le français inclusif ce qui transforme son apprentissage en épouvantail car cela complique nettement une langue déjà assez compliquée à apprendre, et finira par la transformer en langue morte. Que l’on féminise les mots qui peuvent l’être va de soi, mais que l’on impose l’écriture inclusive relève de la non compréhension pour ne pas dire de la bêtise.  Alors qu’il faut faire vivre une langue en l’enrichissant et en constatant que le port au foin est remplacé par le rap et la langue parlée dans nos quartiers on complique notre langue comme si on voulait en faire l’outil de certains privilégiés.  Il est regrettable de constater que l’exécutif ne comprenne pas cela.

 

  1. M. 14.04.21

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.